POPULATION
 
« La densité de la population, pour l’ensemble des massifs, était de 47 habitants au km2 en 1990, contre 128 habitants au km2 en dehors des massifs. La plupart des massifs comprennent en effet les espaces situés en altitude, peu susceptibles d’accueillir de nombreux habitants. La répartition de la population, en montagne, est en effet largement dictée par le relief : leurs zones les plus élevées, peu peuplées, s’opposent aux fonds ou aux flancs de vallées, où se localise traditionnellement l’habitat. En dehors des zones de montagne, la population se concentre dans des agglomérations et apparaît relativement peu dense dans les zones à caractère agricole marqué. La répartition de la population au sein des massifs tient de ce fait à des facteurs qui leur sont propres, tels que leur caractère montagneux, ainsi qu’à des facteurs beaucoup plus généraux, qui concernent également les zones extérieures aux massifs, comme la présence d’agglomérations. » Une croissance démographique plus lente « Bien qu’importante, la croissance démographique de l’ensemble des massifs métropolitains s’est poursuivie de 1968 à 1990 à un rythme un peu plus lent que sur le reste du territoire national... Le poids de l’ensemble des massifs dans la population française a légèrement décliné au cours des dernières décennies. Ils regroupaient en effet 13,5 % de la population française en 1990, contre 14,3 % de celle-ci en 1968. Les accroissements de population observés dans la plupart des communes concernées, notamment dans les couronnes périurbaines, sont liés pour l’essentiel à des apports migratoires. Inversement, les diminutions de population traduisent souvent l’effet de déficits naturels, accompagnés ou non de déficits migratoires. »
Source : INSEE, Recensements Généraux de la Population de 1968, 1982 et 1990
La structure par âge
  « En comparaison du reste du pays, l’ensemble des massifs comptait en 1990 une plus forte proportion de personnes âgées de 60 ans ou plus et une proportion un peu plus faible de jeunes de moins de 20 ans ou de personnes ayant de 20 à 59 ans. »
Source : INSEE, Recensement Général de la Population de 1990.
Une attractivité variée
 
« Les Vosges sont le massif dont la population se renouvelle le moins par des arrivées de nouveaux résidents. En comparaison des autres massifs ou du reste du territoire français, la part des nouveaux arrivés dans la population, comme parmi les actifs ou les retraités, est particulièrement limitée. Le massif du Jura apparaît moyennement attractif pour les actifs et peu attractif pour les retraités. L’attractivité générale du massif des Alpes du Nord apparaît légèrement supérieure à celle du Jura, sans pour autant être particulièrement forte. L’excèdent migratoire dont bénéficie le massif apparaît dans ces conditions autant lié à des arrivées qu’à la faiblesse des départs. Le massif des Alpes du Sud doit son dynamisme démographique à sa forte attractivité. Elle apparaît bien supérieure à celle des autres massifs français et concerne autant les actifs que les retraités. La Corse attire également les retraités. L’attractivité de ce massif vis-à-vis des actifs apparaît moins forte que celle des Alpes du Sud, mais est supérieure à celle des autres massifs. Le Massif Central est l’un des massifs comptant la plus faible proportion d’habitants ou d’actifs arrivés depuis 1982. Son attractivité vis-à-vis de retraités peut être jugée relativement modérée. Les Pyrénées sont un massif modérément attractif, avec toutefois une proportion de retraités récemment arrivés un peu plus élevée que sur l’ensemble des massifs ou du pays. »
Source : INSEE, Recensement Général de la Population de 1990.