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La baisse de lemploi salarié dans le bâtiment et les travaux publics a en fait été relativement limitée sur le massif des Vosges. Elle a affecté surtout les entreprises implantées dans la zone de Gérardmer. Les autres zones du massif, où la densité de résidences secondaires est moins élevée, ont mieux résisté.
« La diminution globale des emplois a été très faible sur le massif du Jura. Les mouvements les plus importants, à la hausse ou à la baisse, ont concerné quelques communes de montagne ou de lintérieur du massif. La plupart des autres communes ont légèrement augmenté leurs emplois.
La place du secteur du bâtiment et des travaux publics est plus importante dans le massif des Alpes du Nord. La densité de résidences secondaires est très élevée dans la plupart des communes de haute montagne, mais reste limitée dans le Sillon Alpin. La diminution globale du nombre de salariés atteint 10%. Les zones touristiques de haute montagne ont été particulièrement touchées, mais la baisse concerne également la zone de moyenne montagne située au sud de Grenoble et le Bas-Dauphiné. Le nord du Sillon Alpin a mieux résisté.
Le poids du secteur du bâtiment et des travaux publics est particulièrement élevé dans le massif des Alpes du Sud. La densité des résidences secondaires est importante non seulement dans la plupart des communes de haute montagne, mais aussi dans celles des plateaux du Vaucluse et du Var, ainsi quen bordure de lagglomération niçoise. Le recul des emplois salariés est particulièrement fort, avec une diminution globale de 15%. La diminution a concerné la plupart des communes où sont implantées des entreprises du secteur ; on lobserve également sur le littoral.
La place du secteur est aussi relativement importante en Corse. Des diminutions demploi ont frappé quelques communes importantes, et assez peu les communes rurales.
Le bâtiment et les travaux publics ont un poids beaucoup plus limité dans le Massif Central. La densité de résidences secondaires est assez élevée dans quelques zones, comme le Velay, les monts du Forez, les plateaux du Vivarais et les Cévennes. La baisse des effectifs salariés a été de 6% sur ce massif. Le nombre demplois dans le secteur est assez limité dans le sud-est du massif, mais a souvent progressé dans les communes rurales ou petites villes de cette zone. Les évolutions sont beaucoup plus disparates ailleurs, et notamment dans les zones comptant un nombre relativement important demplois dans le secteur. Ainsi, le bilan est plutôt au développement de ces emplois dans la haute vallée de la Loire, mais au recul dans la zone située au sud de Clermont-Ferrand ou dans les zones les plus proches de Lyon.
La place du bâtiment et des travaux publics est assez moyenne dans les Pyrénées. La densité de résidences secondaires est importante en haute montagne ou sur la Côte Vermeille, mais aussi sur les principales vallées pénétrant dans le massif. La baisse du nombre demplois salariés atteint près de 10%. Elle a touché notamment des communes de montagne ou des vallées où ce secteur représente un nombre demplois relativement conséquent, les exceptions concernant des dommunes du Pays Basque ou du Vallespir. La zone des Corbières a également perdu des emplois.
Lévolution de lemploi salarié dans le secteur du bâtiment et des travaux publics traduit donc en particulier lessoufflement de la demande dimmobilier de loisirs là où ce secteur avait connu un fort développement, même si les entreprises locales nétaient pas les seules à répondre à cette demande. Le recul des emplois a dailleurs concerné les zones touristiques des massifs aussi bien que le littoral varois et azuréen ou que la côte sud de la Bretagne. La demande dorigine locale est restée toutefois suffisante pour éviter un repli prononcé des emplois dans la plupart des autres zones des massifs : un certain nombre de mouvements sont en effet à priori plus liés à la fragilité des entreprises du secteur quà la faiblesse de la demande locale. » |