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De son côté, lélevage dovins complète celui de bovins en haute montagne, où il sest maintenu et a même parfois progressé. Mais il est lélevage dominant au sud du Vercors, où la tendance a été à son repli, avec un regroupement des ateliers dans quelques communes.
Le cheptel ovin est beaucoup plus important que le cheptel bovin dans les Alpes du Sud. Les zones délevage bovin se situent de part et dautre de la haute vallée de la Durance, avec des petits troupeaux, en réduction, de vaches laitières en haute montagne et des troupeaux plus importants dans lEmbrunais, parfois en augmentation grâce à lélevage de vaches nourrices.
La diminution globale du nombre dovins recouvre des évolutions relativement disparates, avec toutefois une assez bonne résistance dans certaines zones, comme le Champsaur et le Pelvoux ou les plateaux du nord de la vallée du Verdon.
Le cheptel bovin, en Corse, est composé avant tout de vaches nourrices. Leur nombre a assez sensiblement progressé dans la plupart des communes. La stabilité globale du cheptel ovin masque un recul assez général dans la partie occidentale de lîle et des progressions dans la plupart des zones délevage du centre ou de lest de la Corse.
Le Massif Central regroupe à lui seul un peu plus de 70% du cheptel bovin ou du cheptel ovin de lensemble des massifs. Lélevage bovin est pratiqué dans presque toutes les zones du massif, les principales exceptions étant les Causses et le versant sud-est du massif. Il sagit en général dassez grands ateliers, en zone de montagne comme sur les plateaux ou en plaine. Le cheptel bovin a progressé entre 1979 et 1988, sous leffet notamment dune substitution progressive de lélevage laitier au profit de la production danimaux maigres ou de boucherie, mais évolue moins depuis. De ce fait, le cheptel sest accru dans la plupart des zones délevage. Mais les évolutions ont été plus incertaines sur les plateaux du Limousin, le val de lAllier ou dans la montagne du Vivarais.
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Lélevage ovin a affiché de son côté un recul assez modéré à léchelle de lensemble du massif. Cet élevage a progressé dans certaines zones, comme le Bourbonnais ou la Margeride, qui sont aussi des zones délevage bovin, ainsi que louest des plateaux limousins, le Quercy et les Causses, qui sont des zones beaucoup plus spécialisées dans ce type délevage, avec notamment la production de lait de brebis dans le bassin de Roquefort. La diminution du cheptel ovin au cours des années 1979 à 1988 a affecté surtout des moins spécialisées, comme le plateau de Millevaches.
Les Pyrénées sont aussi un massif où la place de lélevage ovin reste importante. Le cheptel bovin est composé en grande partie de vaches nourrices. Il a légèrement progressé entre 1979 à 1988, notamment dans la zone des piémonts ou dans les vallées intérieures des Pyrénées Atlantiques, les reculs affectant avant tout des communes de haute ou de moyenne montagne. Le cheptel ovin sest maintenu, avec une progression dans louest du massif et des évolutions plus disparates dans les autres parties du massif, quil sagisse de zones où lélevage ovin prédomine, comme les Pyrénées centrales, ou de zones moins spécialisées situées en bordure du massif.
En définitive, les évolutions du cheptel bovin ou ovin au cours de la décennie passée ont témoigné, malgré la disparition dun nombre important dexploitations délevage, dune bonne capacité de résistance de la plupart des zones des massifs où lélevage est pratiqué selon un mode relativement intensif et en grands ateliers. Les évolutions sont beaucoup plus disparates ailleurs, la réduction du nombre de vaches laitières entraînant toutefois un recul global du cheptel dans la plupart des zones de haute montagne. » |
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Lensemble de ce dossier est extrait de « Analyse cartographique à léchelle nationale des massifs français » - Textes et tableaux Vincent BRIQUEL - CEMAGREF Groupement de Grenoble - Etude réalisée à la demande de lInstance dévaluation de la politique de la montagne -
Commissariat Général du Plan. Pages 55-57.
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