Le Secteur de l'Agriculture
L’ensemble de ce chapitre a été réalisé avec le concours de la
Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêt de la Savoie - Service Statistique

 

Enquête sur la structure des exploitations agricoles en 2005 en France

 L’agrandissement va de pair avec l’essor des formes sociétaires

Les 350000 exploitations professionnelles de 2005 regroupent 820000 actifs permanents. Leur taille moyenne continue d’augmenter. Près de 40 % sont constituées en société.

50 000 exploitations professionnelles en moins de cinq ans 

Sources: Agreste – Enquête sur la structure des exploitations en 2005 et Recensements agricoles 2000 (même échantillon) et 1988

Environ 347 000 exploitations dites « professionnelles » et 200 000 autres de moindre importance. Tel est le dénombrement de l’agriculture française métropolitaine effectué en 2005. Depuis 2000 le nombre d’exploitations professionnelles diminue de 2,5 % par an, un rythme un peu ralenti par rapport aux 3 % annuels de la période 1988-2000. Avec 25,3 millions d’hectares, les terres qu’elles mettent en valeur sont sensiblement aussi étendues qu’en 2000 : les surfaces reculent à peine de 1 % en cinq ans. Les terres des fermes qui disparaissent sont ainsi progressivement récupérées par les survivantes.

La taille moyenne des exploitations professionnelles atteint aujourd’hui près de 74 hectares de superficie agricole, soit 9 hectares de plus qu’en 2000. En 1988, elles ne disposaient que de 42 hectares.

Agrandissements

La tendance à l’agrandissement se vérifie pour toutes les spécialisations. Les exploitations de grandes cultures gagnent 11 hectares et en valorisent désormais plus de 110. Avec 80 hectares de moyenne dont 50 de prairies naturelles, la superficie des éleveurs de bovins pour la viande augmente de 9 hectares par rapport à 2000. Les cheptels suivent, passant de 50 à 53 vaches allaitantes et de 37 à 40 vaches laitières pour les éleveurs laitiers. Plus nombreux qu’en 2000, les éleveurs de plus de 900 porcs à l’engrais détiennent près de la moitié des animaux.

Pour cause de contraintes réglementaires, de crise viticole et de prix du foncier, l’extension des vignobles sous appellation est faible : ils passent en moyenne de 13 à 14 hectares. Les disparités régionales demeurent importantes : 20 hectares en Corse, Pays de la Loire, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes et en Aquitaine, moins de 10 en Bourgogne et 4,5 hectares de vignes en Champagne-Ardenne.

Les tracteurs montent en gamme:

L’accroissement continu de la taille des exploitations s’accompagne d’une augmentation de la puissance du matériel de traction. En 2005, les tracteurs le plus souvent utilisés appartiennent à la gamme des 80 à 134 chevaux din. En 2000, ils développaient de 55 à 79 chevaux.

En 1988, les exploitants professionnels utilisaient indifféremment des tracteurs de moins de 55 chevaux ou de 55 à 79 chevaux. La croissance de la taille des exploitations, qui exige des immobilisations plus importantes, s’accompagne d’une modification des statuts juridiques. Les exploitations individuelles perdent du terrain. Elles représentent moins de deux exploitations sur trois contre près de neuf sur dix en 1988. Elles laissent la place aux formes sociétaires telles que les groupements agricoles d’exploitation en commun (Gaec) et plus encore aux entreprises agricoles à responsabilité limitée (EARL).

Encore quasiment inconnues en 1988 avec 0,25 % des exploitations professionnelles, les EARL en représentent aujourd’hui près de 20 %. Soit 5 points de plus qu’en 2000.

 

Le succès des EARL
Exploitations professionnelles par statut (en millier)


(1) Groupements agricoles en commun
(2) Exploitations agricoles à responsabilité limitée
(3) Sociétés civiles d'exploitation agricole, autres sociétés, coopératives, personnes physiques ou morales
Sources: Agreste – Enquête sur la structure des exploitations en 2005 et Recensements agricoles 2000 (même échantillon) et 1988

Spécialisation

La concentration renforce la spécialisation. La place des exploitations de polyculture associées à divers élevages diminue. Même constat pour les producteurs bovins associant viande et lait. Ils sont 9 000 en 2005 contre encore 12 000 en 2000. Le secteur laitier poursuit sa restructuration. Le nombre d’élevages spécialisés recule de près de 20 % en cinq ans. Il a été divisé par deux depuis 1988. Le nombre d’arboriculteurs diminue lui aussi fortement. Les exploitations spécialisées en viande bovine, en grandes cultures ou en viticulture d’appellation résistent mieux. Ces dernières constituent un dixième des unités professionnelles. En termes de dimension économique, le poids des exploitations spécialisées est encore plus marqué. Les exploitations de grandes cultures en représentent plus du quart et les unités viticoles d’appellation un sixième. Les spécialisations régionales demeurent marquées.

En 2005 les éleveurs bovins laitiers représentent 60 exploitants professionnels sur 100 en Franche-Comté, à peine plus de la moitié en Basse-Normandie, 40 sur 100 en Bretagne, moins d’un tiers en Auvergne, environ un quart en Rhône-Alpes, Pays de Loire et Lorraine. Les producteurs de vins d’appellation d’origine contrôlée comptent pour plus du quart des exploitations professionnelles en Provence- Alpes-Côte d’Azur et en Aquitaine, pour plus du tiers en Alsace et Champagne-Ardenne.

Fort recul des exploitations généralistes

Exploitations professionnelles par orientation technico-économique

Sources: Agreste – Enquête sur la structure des exploitations en 2005 et Recensements agricoles 2000 (même échantillon) et 1988

Toujours plus de coexploitants:

En 2005, on dénombre 822 000 personnes travaillant régulièrement sur les exploitations professionnelles. Elles étaient 100 000 de plus en 2000. L’effectif diminue au rythme des exploitations. Sa composition reflète l’évolution des statuts juridiques. Le nombre de coexploitants de sociétés augmente alors que celui des exploitants individuels régresse. Les coexploitants sont aujourd’hui plus nombreux qu’en 2000. Autre solde positif, celui des salariés familiaux, mais ils n’atteignent pas encore les 30000 personnes. À l’opposé, les effectifs de conjoints non coexploitants et des aides familiaux diminuent sensiblement : de 40 000 pour les conjoints et de 30 000 pour les aides familiaux.

Ces conjoints sont essentiellement des femmes sans aucune activité sur l’exploitation. Et les parents d’exploitants sont maintenant majoritaires parmi les 83 400 aides familiaux. Anciens agriculteurs retraités qui assurent un travail d’appoint, leur nombre diminue beaucoup moins vite que celui des enfants d’exploitants, qui s’orientent > désormais hors agriculture. En 2005 comme en 2000, plus de 80 % des actifs permanents sont membres de la famille des exploitants. Avec 143 000 personnes en 2005, le nombre de salariés non familiaux diminue peu.

 

Le nombre de coexploitants continue sa progression

Actifs dans les exploitations professionnelles par statut

 

 

Nombre d'actifs
(millier)

 

Quantité de travail
(millier d'UTA 1)

2000

2005

2000

2005

Exploitants

491,6

455,3

453,5

419,6

Chefs d'exploitation2

332,0

285,5

368,7

325,2

Autres coexploitants

159,6

169,8

84,8

94,4

Conjoints non coexploitants

179,8

140,7

109,6

80,1

Autres actifs familiaux

116,6

83,4

48,9

36,3

Ensemble des actifs familiaux

788,0

679,4

612,0

536,0

dont femmes

279,6

233,8

186,5

155,4

dont salariés

25,9

28,2

20,1

21,7

Salariés permanents non familiaux

150,1

143,1

126,4

120,5

Salariés saisonniers

//

//

89,5

86,6

Salariés des Eta3 et Cuma4

//

//

8,0

8,0

Ensemble des Actifs

//

//

835,9

751,1

1. Unité de travail annuel (travail d'une personne à plein temps pendant une année)

2. Ou premierco exploitant

3. Entreprises de travaux agricoles                             4. Coopératives d'utilisation de matériel agricole

Sources: Agreste – Enquête sur la structure des exploitations en 2005 et recensement agricole 2000 (même échantillon)

2,2 actifs à plein temps par exploitation:

L’ensemble des actifs des exploitations professionnelles, y compris les travailleurs saisonniers, réalisent en 2005 l’équivalent du travail de 751 000 personnes à plein temps pendant une année. Cette quantité diminue un peu moins vite que l'effectif des personnes qui l'effectue. Elle équivaut en moyenne à 2,2 actifs à plein temps par exploitation et 3 actifs pour 100 hectares. La culture de 100 hectares nécessitait 3,3 actifs en 2000 et 4,7 en 1988. Les exploitants assurent une grosse moitié du travail agricole.
Les salariés permanents non familiaux en fournissent 16 % et les conjoints non coexploitants 11 %. Le plein temps est pratiqué par 80 % des exploitants et 65 % des salariés permanents. Parmi les salariés à temps partiel, un petit nombre travaille pour des groupements d’employeurs et partage son temps entre plusieurs fermes.

Les exploitations spécialisées en arboriculture sont les plus gourmandes en main-d’œuvre. Elles mobilisent l’équivalent de 4,7 actifs à plein temps. Viennent ensuite les maraîchers et les horticulteurs avec une moyenne de 4,4 actifs à plein temps. À l’opposé, les exploitations de grandes cultures et les élevages bovins emploient moins de deux actifs à plein temps. Le travail est fourni à plus de 60 % par des salariés non familiaux, permanents ou saisonniers, en arboriculture et en maraîchage-horticulture. Il ne l’est que pour 6 % en élevage bovin.

 

Le travail familial majoritaire en cultures permanentes
Part des salariés non familiaux dans l'ensemble des Unités de Travail annuels (UTA) (en %)

 
Sources: Agreste – Enquête sur la structure des exploitations en 2005 et recensements agricoles 2000 (même échantillon) et 1988

Forte décroissance des exploitations non professionnelles:

·         Les exploitations dites non professionnelles sont des unités de faible dimension économique. Elles sont 199 000 en 2005. On en comptait 270000 en 2000 et plus de 400 000 en 1988. Elles disposent en moyenne de 10,7 hectares et emploient en moyenne un actif à moins d’un mi-temps. Ces petites unités participent peu à la production agricole. Elles exploitent, par exemple, 8 % de la surface totale en céréales et élèvent 4 % du cheptel bovin. Leur poids est pourtant réel pour quelques productions très ciblées. Elles cultivent une moitié des oliveraies et détiennent la même proportion d’équidés des exploitations agricoles.

·         Les exploitations non professionnelles contribuent pour 10 % au potentiel agricole économique en Alsace, en raison du grand nombre de viticulteurs qui exercent une seconde activité. Elles représentent 8 % du potentiel en Midi-Pyrénées et dans le Languedoc-Roussillon.

·         Plus de 40 % des exploitants non professionnels ont plus de 60 ans en 2005 et 34 % se déclarent retraités, sans activité professionnelle principale. La majorité des exploitants non professionnels n’a cependant pas atteint l’âge de la retraite et 10 % ont moins de 40 ans. Ce second groupe travaille essentiellement hors agriculture, par choix ou nécessité, les revenus agricoles étant insuffisants pour assurer les besoins de la famille. Les exploitants non professionnels avec profession principale non agricole sont en premier lieu des employés, en second des ouvriers.

En bref…

·          Depuis 2000, le nombre d’exploitations professionnelles diminue annuellement de 3,2 %. Cette baisse varie de 7,3 % en Guadeloupe, 5,6 % en Martinique, à 4,7 % en Guyane. Elle épargne la Réunion, où le nombre d’exploitations se stabilise.

Méthodologie:

 Enquête sur la structure des exploitations agricoles 2005 en Savoie

En 2005, la Savoie compte 3 400 exploitations agricoles. Leur taille moyenne est encore à la hausse. Près de la moitié sont des unités professionnelles.

Elles sont le plus souvent spécialisées, et produisent couramment sous signe de qualité. L’élevage laitier, et dans une moindre mesure la viticulture d’appellation, restent prépondérants.

Une agriculture toujours plus performante:

Des exploitations toujours plus grandes…

La Savoie compte, en 2005, 3400 exploitations agricoles. Un peu plus d’une sur cinq a disparu en cinq ans, soit une diminution annuelle de 4,6%, comparable à celle des deux dernières décennies, et à peine plus forte que la tendance rhônalpine. Ce sont essentiellement les plus petites exploitations qui disparaissent : 800 de moins de 20 ha ont disparu en cinq ans ; elles restent cependant, avec 2160 unités, majoritaires dans le département.
A l’opposé, le nombre d’exploitations de plus de 50 ha a légèrement augmenté. Elles sont aujourd’hui 670.

Les superficies libérées par les agriculteurs cessant leur activité sont pour la plupart reprises : la SAU totale des exploitations savoyardes, 112 300 ha, est en effet comparable à celle recensée il y a cinq ans. Les exploitations étant moins nombreuses à la mettre en valeur, il en résulte une hausse rapide de la SAU moyenne, qui atteint  34 ha, soit 6 ha de plus qu’en 2000.

… toujours plus professionnelles…

La professionnalisation des exploitations constatée en 2000 se confirme : on compte 1590 unités professionnelles en 2005, soit quasiment une exploitation savoyarde sur deux. La légère baisse du nombre de ces unités au cours des cinq dernières années (-8%) est en grande partie due au regroupement d’exploitations individuelles en formes sociétaires. Elles occupent désormais 86% de la SAU, et concentrent plus de 90% du potentiel agricole du département. 

Ce remarquable maintien des exploitations professionnelles, allant de pair avec une disparition importante des autres unités -760 ont disparu en cinq ans- est plus net en Savoie que dans l’ensemble de la région.
Un peu plus du quart des exploitations professionnelles sont des sociétés. Elles sont plus nombreuses qu’en 2000, en particulier les EARL.

Maintien des exploitations professionnelles, disparition importante des autres unités 

 

sources: Agreste – Recensements agricoles 1979, 1988 et 2000 – Enquête Structure 2005

…et toujours plus spécialisées

Le système traditionnel bovins-lait reste prépondérant dans le département : 920 élevages laitiers,  professionnels pour 90% d’entre eux, concentrent la moitié du potentiel économique agricole du département. Les exploitations spécialisées en viticulture d’appellation, 420 au total, génèrent quant à elles 16% de ce potentiel.

Plus de 4 exploitations savoyardes sur 5 sont spécialisées. Cette tendance à la spécialisation s’accentue encore depuis 2000. Les unités non spécialisées, associant polyculture et différents types d’élevage, sont, 8 fois sur 10, des exploitations non professionnelles. 

Le lait et la viticulture d'appellation en tête des exploitations professionnelles

* et autres herbivores.
sources: Agreste – Enquête structure 2005

Une productivité à la hausse

La quantité de travail global fournie sur les exploitations savoyardes régresse de 14% en cinq ans. Dans le même temps, leur dimension économique totale est restée stable. Il faut donc moins de travail pour produire autant sur un nombre d’exploitations inférieur. La productivité, déjà en forte hausse entre 1988 et 2000, s’accroît donc encore ces cinq dernières années. Une ferme savoyarde nécessite l’activité de 1,3 équivalent temps plein en moyenne, et de 2,3 s’il s’agit d’une unité professionnelle. Ces indicateurs sont comparables aux valeurs régionales.

Plus de la moitié du travail est fourni par les exploitants, le reste l’est à égalité par les autres actifs familiaux et les salariés, qu’ils soient permanents ou saisonniers.
Il s’avère souvent difficile de concilier la conduite d’une unité importante et une activité extérieure : à peine un chef d’exploitation professionnelle sur cinq est pluriactif, alors que c’est le cas de pratiquement la moitié des autres exploitants.

 

Les exploitations de grande dimension économique sont toujours plus nombreuses

sources: Agreste – Recensement agricole 2000 – Enquête Structure 2005

En bref…

Méthodologie:

L’enquête sur la structure des exploitations de 2005. Elle s’est déroulée en Savoie durant l’hiver 2005 – 2006, auprès d’un échantillon de 850 exploitations constitué à partir du recensement agricole 2000. Afin de présenter des évolutions statistiques significatives, les résultats 2005 sont ici comparés aux données 2000 du même échantillon, qui peuvent différer légèrement de celles du recensement exhaustif.

L’exploitation agricole est une unité économique soumise à une gestion courante indépendante, qui participe à la production agricole et atteint ou dépasse une certaine dimension : un ha de SAU, ou vingt ares de cultures spécialisées, ou encore une activité de production dépassant certains seuils.

Pour comparer la taille d’exploitations ayant des productions de nature différente, on fait appel à la notion de potentiel (économique) agricole : chaque unité de surface cultivée ou chaque animal se voit affecter un coefficient, appelé marge brute standard (MBS), et déterminé régionalement. Pour une exploitation, on peut alors calculer une MBS totale, somme des MBS de ses différentes productions. Le résultat est exprimé en Unité de Dimension Economique (UDE). Le calcul de l’activité dominante de l’exploitation repose sur le même concept.

Une exploitation est professionnelle si elle atteint une taille minimale de 8 UDE (soit 14 ha de blé ou 8 vaches laitières, ou encore un peu plus d’un hectare de vigne AOC en Savoie), et si le travail fourni y est au moins égal aux trois quarts d’un temps plein annuel.

Superficie en fermage : il s’agit de terres prises en location, faisant l’objet d’un contrat écrit ou verbal.

Chefs et coexploitants pluri-actifs : ce sont ceux ayant déclaré une profession non agricole, à titre principal ou secondaire.


Données Générales en zone de montagne :
(Source : Agreste)

La montagne couvre 28 % du territoire français et représente 19 % de la SAU, soit 3 958 000 ha, constituée à 70% de surfaces toujours en herbe.

Une baisse régulière du nombre de structures agricoles :
L’espace montagnard compte 101 900 exploitations soit 15% des structures agricoles françaises. Ce taux de 15% se révèle globalement stable depuis trente ans (suivant les échéances de recensement 1970, 1979, 1988 et 2000) ce qui signifie que le nombre d'exploitations est en baisse, dans la mesure où le nombre absolu d'exploitations sur l'ensemble du territoire apparaît lui-même en baisse.

Evolution du nombre de structures agricoles : 

 

Zone de montagne

France

Nombre d'exploitations en 1988

143 500

1 016 800

                        en 2000

101 900

663 800

Variation

-29%

-35%

 

Source : Agreste – recensements agricoles 1988 et 2000

 

Une population agricole pluriactive et relativement jeune :
Une des caractéristiques de l’emploi agricole en montagne réside dans l’importance de la pluriactivité. Certains agriculteurs cumulent deux activités différentes (salarié, profession libérale), d'autres développent un nouveau métier en continuité avec celui exercé sur leur exploitation (vente directe, tourisme rural).

  41 200 personnes pluriactives sont recensées en zones montagnardes, soit 19% qui concilient travail agricole et activité non agricole à titre principal ou secondaire. La pluriactivité est plus fréquente dans les petites exploitations de cultures permanentes ou les élevages d’ovins, que dans celles orientées vers les grandes cultures ou l’élevage bovin laitier.

  Population agricole et exploitations par massif :

 
 

 

Les jeunes agriculteurs s'avèrent proportionnellement mieux représentés en zones de montagne qu'au niveau national : on y dénombre 28% d'agriculteurs de moins de quarante ans, avec une pointe à 17% dans le Massif Central et un palier à 0.7% en Corse.

Age des chefs d’exploitation par massif :

 
 

L’avenir des chefs d’exploitation en montagne :

 

Chefs d'exploitation et coexploitants

Zone de montagne

France

ensemble

115 700

764 000

   A temps complet

58%

55%

   Pluri-actifs*

21%

19%

   âgés de plus de 50 ans

44%

45%

       dont avec successeur connu

30%

30%

       dont sans successeur

21%

21%

 

Source : Agreste – recensement agricole 2000

*personnes exerçant une activité sur l'exploitation et une profession principale ou une activité secondaire non agricole

 Seulement 7% des exploitations de montagne emploient des salariés permanents en 2000. Un peu plus nombreux qu’en 1988, ces salariés travaillent aussi plus souvent à temps partiel.