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Le Secteur des Remontées Mécaniques
L’ensemble de ce chapitre a été réalisé avec le concours du
DONNEES
GENERALES : Les domaines skiables: un fleuron du tourisme français
Source:
www.sntf.org - Janvier 2009
Le
nombre total d'installations à câble en fonctionnement
répertorié par l'Etat est d'environ: 3900
2 200 téléskis Ce parc représente:
à
2 901 km de longueur
développée (soit la distance aérienne Paris-le Caire) Chaque année, une soixantaine de remontées mécaniques sont construites en France, le plus souvent en remplacement d'installations existantes et obsolètes.
Le parc français est
le plus performant au monde depuis plusieurs années.
Savoie: 36,3% Des techniques innovantes La France est à la pointe de l'innovation technologique:
Télésièges 6 et 8
places La sécurité des personnes transportées
Avec plus de 700 millions de passages par an sur les remontées
mécaniques, et moins de 1 mort par an, l’accidentologie des
remontées mécaniques, malgré des conditions parfois rigoureuses
de la montagne en hiver, est comparable à celle des autres modes
de transports urbains (tramways, métros). La sécurité sur les pistes
La sécurité sur les pistes est également l'objet de beaucoup
d'attention. Le
professionnalisme des services des pistes est à la hauteur des
nombreuses tâches qui leurs sont confiées, en matière de
préparation des pistes, de prévention et de secours :
L’accidentologie sur pistes est directement liée au comportement
des pratiquants qui, en toutes circonstances, doivent maîtriser
leur trajectoire et leur vitesse.
Trafic des remontées mécaniques Le trafic en hiver sur les installations de remontées mécaniques françaises des adhérents du SNTF a été de 665,50 millions de passages pour la saison 2008-2009.
Une politique environnementale : Plus de la moitié du domaine skiable français est engagé dans des démarches de certification environnementales (ISO 14 001). Le SNTF, en partenariat avec l’ADEME et la Région Rhône-Alpes, a mis en place les outils méthodologiques et réglementaires permettant à ses adhérents de remplir toutes les exigences de la norme. En outre, le SNTF a rédigé une charte en faveur du développement durable des domaines skiables en partenariat avec l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne. La neige de culture, qui fait souvent l’objet d’incompréhension, voire de désinformation doit être remise à sa juste place : - le processus de fabrication consiste à produire un brouillard givrant à partir d’eau pure (avec de l’air comprimé) - ce brouillard se transforme en neige naturellement dès lors que la température extérieure est négative - le processus, parfaitement naturel, est réversible : l’eau transformée en neige redevient eau à la fonte des neiges : il n’y a pas de consommation d’eau, mais un simple prélèvement (hors évaporation : entre 10 et 30%) - les volumes mis en jeu restent particulièrement modestes au regard de la ressource disponible. L’association de Pays Tarentaise Vanoise a ainsi mis en évidence que l’eau de la neige de culture sur le bassin versant qu’elle embrasse représente 0,1% de la ressource en eau disponible sur ce même bassin versant. Des investissements importants Les opérateurs de remontées mécaniques et de domaines skiables ont investi 310 millions d'euros en 2009.
Le coût de
construction des nouvelles remontées mécaniques a augmenté au
rythme moyen de 5% par an depuis l'année 2000. Dans les investissements qui sont réalisés chaque année, une part de plus en plus importante est donnée à l'intégration paysagère, à la réduction de la consommation énergétique, à la recyclabilité des produits.
L'exploitation des
domaines skiables et des remontées mécaniques est une activité
exigeante en termes d'investissements. Ces investissements sont très onéreux. En voici quelques exemples:
- Un téléski de 200
m de dénivelée et de 900 skieurs/heure de débit coûte
l'équivalent de 40 petites automobiles, soit environ 0,5 million
d'€.
BILAN DE LA SAISON
2008-2009: Hiver 2008-2009: les domaines skiables résistent à la crise
La saison
2008-2009 a mis en évidence une faible sensibilité du secteur
des sports d'hiver face à la crise.
D'excellentes conditions météo Les excellentes conditions de cet hiver pour le ski ne sont pas à rechercher dans les records de chutes de neige (atteints seulement à certains endroits des Pyrénées, des Alpes du Sud et de la Corse). En revanche, les températures ont été durablement basses : dès la fin de l'automne, les précipitations ont pris la forme de neige à toutes altitudes, et la sous-couche au sol a perduré plusieurs mois du fait de l'absence de redoux. Bilan de l'hiver 2008-2009, source Météo France (www.meteofrance.com)
"L'hiver 2008-2009, en net contraste avec les deux précédents, a été marqué par la persistance d'un temps froid. Pas de grand froid mais les températures sont restées le plus souvent en dessous des valeurs moyennes de début décembre à fin février. Le mois de mars a été un peu plus doux mais ce n'est que sur la première quinzaine d'avril que les températures grimpent au-dessus des normales favorisant ainsi le début de la fonte de la neige dans la plupart des massifs. Le froid de ces trois derniers mois a été remarquable. Ainsi, dans le Cantal, les températures de l'hiver se situent en 3ème position depuis 20 ans, après 2005 et 2006 et en 7ème position depuis 30 ans sur les Pyrénées, ou encore en Chartreuse, au Col de Porte, où les températures moyennes ont été 2° C en dessous de la normale."Des taux d'ouverture importants La moyenne nationale du nombre de jours d'ouverture des domaines skiables s'établit pour la saison 2008-2009 à 117 contre 111 l'an passé.
La fréquentation est-elle proportionnelle à la durée de la saison ? C'est à cette question que le graphique suivant tente de répondre. Il montre que le lien entre fréquentation totale et nombre de jours d'ouverture reste complexe.
Des progressions différentes suivant les tailles de stations
La fréquentation n'a pas progressé partout de la même façon.
L'abondance de neige à toutes altitudes a d'abord profité aux
stations de taille petite et moyenne. Si les stations les plus modestes ont connu des augmentations de fréquentation importantes cette année, les parts de marché des grandes et petites stations varient peu par rapport à une saison moyenne.
Pour information:
Depuis 2000, la livre sterling n'a cessé de s'affaiblir contre l'euro. Entre février 2008 et février 2009, le phénomène s'est accéléré: sur cette dernière année, le livre a perdu plus de 15%. Pourtant, sur la même période, le recul de la fréquentation britannique sur les domaines skiables de très grande taille n'a été que de 3%.
En 2008-2009, les
vacances des nationalités présentes sur nos pistes étaient
pratiquement toutes concentrées sur les semaines déjà bien
remplies par les vacances scolaires françaises. Cette
configuration est défavorable aux professionnels, en particulier
dans les stations internationales où cette clientèle étrangère
est importante.
L'absence de
coordination des calendriers de vacances scolaires entre les
pays de l'arc alpin induit: La coordination des calendriers des vacances scolaires est une mesure préconisée par le protocole tourisme de la Convention Alpine. En 2008, pour ses vertus de réduction des gaz à effet de serre et des besoins en infrastructure, cette même mesure a été insérée dans le Plan Climat de la Convention Alpine. Pourtant, les Etats continuent de décider chacun de leur côté. La fréquentation étrangère en France On estime globalement à 25% la fréquentation étrangère sur les domaines skiables français. Il peut s'agir d'une clientèle frontalière à proximité : espagnols dans les Pyrénées, belges dans le Massif des Vosges, suisses dans le Jura et la Haute-Savoie, italiens dans les Alpes du Sud.
Mais c'est aussi une
clientèle, essentiellement européenne, qui choisit la France
comme destination d'hiver. La France est l'une des toutes
premières destinations mondiales du ski. Le graphique ci-dessous concerne uniquement la clientèle de skieurs des très grandes stations : 49% de leur fréquentation est étrangère, dont la moitié environ de britanniques.
Les britanniques sont de loin la première clientèle étrangère des domaines skiables français. Pendant la saison 2008-2009, la fréquentation britannique a diminué de 3% par rapport à la saison précédente, du fait notamment de la chute du cours de la livre par rapport à l'euro. Analyse de la fréquentation semaine par semaine
Grâce aux données
saisies par les adhérents du SNTF, on peut constituer semaine
par semaine la saison 2008-2009.
Ci-dessous, les mêmes données sont présentées en cumul depuis le début de la saison1
La saison 2008-2009 par massif Les résultats par massif sont liés aux proportions de stations de différentes tailles qui les composent. Par exemple, une proportion élevée de petites stations sur un massif favorise le taux de progression par rapport à la moyenne des quatre saisons précédentes.
Le graphique suivant rétablit le poids respectif des différents massifs entre eux, et montre leur progression en fréquentation par rapport à l'an dernier. Seule la Savoie recule, sachant qu'elle avait connu une saison exceptionnelle l'an passé.
Le tableau ci-dessous montre que ce sont les massifs aux parts de marché les moins fortes qui portent l'année 2008-2008 sur un record de fréquentation.
Les Alpes du Nord totalisent la grande majorité des parts de marché en fréquentation comme chaque saison.
Ce graphique montre l'évolution des parts de marché de chacun des massifs par rapport à la part de marché qu'il avait en 2005 (base 100). Ainsi, on peut voir que si les parts de marché des Alpes du Nord et des Alpes du Sud sont sensiblement les mêmes depuis 2005, les autres massifs connaissent des variations plus importantes d'une année sur l'autre. C'est notamment le cas de celui des Vosges.
Evolution des journées-skieurs
La fréquentation nationale sur les cinq dernières années est en croissance de 1,8% par an en moyenne. La croissance profite plus aux petites et moyennes stations qu'aux très grandes, la fréquentation de ces dernières s'est stabilisée.
Evolution des recettes moyennes par journée-skieur
La recette moyenne
par journée-skieur s'établit à 20,2€ en progression de 3% par
rapport à l'an dernier.
La recette moyenne
par journée-skieur est inférieure d'environ 37% au prix public
journée affiché. Cet écart correspond aux différentes remises
consenties par les opérateurs de domaines skiables (tarifs
négociés, forfaits multi-jours, tarifs enfants, etc...).
Si la recette moyenne par journée-skieur est de 20,2€ elle peut varier en fonction du massif et des tailles de stations.
Le trafic hivernal sur les appareils de remontées mécaniques connaît une hausse régulière. Il culmine pour cette saison 2008-2009 à 665,5 millions de passages, soit en moyenne 11,4 passages par journée-skieur.
Les opérateurs de domaines skiables ont vendu pendant l'hiver 2008-2009 près de 24,5 millions de titres de transport, toute durée confondue.
Evolution comparée des coûts de la profession
Les opérateurs sont
sensibles à l'évolution de certains coûts, notamment celui des
charges qu'ils supportent. Plusieurs indicateurs permettent
d'apprécier ces variations: En rapportant ces indicateurs, en base 100 en l'an 2000, il est clair que les charges augmentent plus rapidement que la moyenne par journée-skieur. L'été 2008
Au niveau national,
les recettes d'été s'élèvent à 4% des recettes annuelles. Ce chiffre est une moyenne. Certains opérateurs n'ont aucune activité en été. Par contre celle-ci peut être très importante pour d'autres, comme Chamonix par exemple.
La taille des opérateurs de domaines skiables On trouve la plus grande diversité parmi les 230 adhérents du SNTF, depuis la très grande station de rang international, jusqu'à la petite exploitation avec un seul téléski.
à
les 18 plus grandes
entreprises réalisent 50% de l'activité D'un bout à l'autre de l'échelle, les problématiques de station sont radicalement différentes, ce qui explique l'absence de modèle unique.
Les emplois dans le secteur des domaines skiables restent majoritairement masculins puisque les hommes représentent 67% des salariés. La répartition des salariés pour la saison 2008-2009 a été la suivante:
P=P°*(0,10+0,25 m/m° +0,65 S/S°)
7. Données en euros
constants
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