Le Secteur des Remontées Mécaniques

L’ensemble de ce chapitre a été réalisé avec le concours du
Syndicat National des Téléphériques de France
Alpespace - Bâtiment Annapurna
24, Rue St Exupéry - 73800 Francin
Tel: 04 79 26 60 70 - Fax: 04 79 96 08 71
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 DONNEES GENERALES :

Les domaines skiables: un fleuron du tourisme français

Source: www.sntf.org - Janvier 2009

On estime à environ 8 millions le nombre de pratiquants sur nos pentes, dont 1,5 millions d'étrangers qui viennent chercher chez nous, et nulle part ailleurs, le meilleur de la glisse.

Le nombre total d'installations à câble en fonctionnement répertorié par l'Etat est d'environ: 3900
Le Syndicat National des Téléphériques de France, chambre syndicale des opérateurs de domaines skiables, regroupe 230 opérateurs qui exploitent 3 370 installations réparties en:

2 200 téléskis
876 télésièges
145 télécabines
67 téléphériques dont 9 doubles monocâbles découpables
6 funiculaires
63 tapis roulants des neiges et
13 appareils classés divers (parc des installations en service en 2005-2006)

Ce parc représente:

à 2 901 km de longueur développée (soit la distance aérienne Paris-le Caire)
à 743 km de dénivelée cumulée (soit la distance routière Grenoble-Lille)
à 3,63 millions de passagers par heure de débit total maximum (la population de Rome pourrait être transportée en une heure)

Chaque année, une soixantaine de remontées mécaniques sont construites en France, le plus souvent en remplacement d'installations existantes et obsolètes.

Le parc français est le plus performant au monde depuis plusieurs années.
La puissance (valeur STRMTG, pour la saison 05-06) du parc français des remontées mécaniques en service se répartit géographiquement comme suit:

Savoie: 36,3%
Haute-Savoie: 22,1%
Alpes du Sud: 15,6%
Pyrénées: 11%
Isère et Drôme: 9,3%
Massif jurassien: 2,1%
Massif Central: 1,8%
Massif Vosgien: 1,5%
Divers: 0,3%

Des techniques innovantes

La France est à la pointe de l'innovation technologique:

Télésièges 6 et 8 places
Tapis d'embarquement et de positionnement
Télécabines 12 ou 16 places
Téléphériques doubles monocâbles (cabines de 16 à 33 places)
Téléphériques découpables (cabines de 25 à 30 places)
Téléphériques à boucle de câble sécurisée
Vitesse de 6m/s pour les appareils découpables
Téléphériques à grande capacité (cabines 200 places à 2 niveaux)
Funiculaires rapides à haut débit, ascenseur incliné, tapis de remontée
Téléphériques à sauvetage intégré
Télécabines à fonctionnement automatique

La sécurité des personnes transportées 

Avec plus de 700 millions de passages par an sur les remontées mécaniques, et moins de 1 mort par an, l’accidentologie des remontées mécaniques, malgré des conditions parfois rigoureuses de la montagne en hiver, est comparable à celle des autres modes de transports urbains (tramways, métros).
Les blessés graves sont au nombre de 15 par an environ, et le comportement de l’usager reste à l’origine de 2 accidents sur 3.

La sécurité sur les pistes 

La sécurité sur les pistes est également l'objet de beaucoup d'attention. Le professionnalisme des services des pistes est à la hauteur des nombreuses tâches qui leurs sont confiées, en matière de préparation des pistes, de prévention et de secours :
à ouverture et fermeture des pistes
à
pose et entretien des dispositifs de balisage, de signalisation et de protection des pratiquants
à déclenchement des avalanches susceptibles d’atteindre le tracé des pistes
à mise à jour de l’information : état d’ouverture et de fermeture des pistes et des remontées mécaniques, conditions météorologiques, risques d’avalanches
à accueil des pratiquants au pied des pistes et aux postes de sécurité et de secours situés en général au sommet des remontées mécaniques
à préparation et entretien du manteau neigeux grâce au passage des engins de damage et à la neige de culture
à réalisation des opérations de secours et de recherche.

L’accidentologie sur pistes est directement liée au comportement des pratiquants qui, en toutes circonstances, doivent maîtriser leur trajectoire et leur vitesse.
Le Système National d’Observatoire de la Sécurité en Montagne (SNOSM) recense chaque année les interventions sur le domaine skiable des services de pistes. Les chiffres moyens de l’accidentologie sont les suivants :

  • environ 50 000 interventions sur le domaine skiable, avec en moyenne 1 blessé par intervention, pour 8 millions de pratiquants

  • environ 15 tués par an sur les pistes, auxquels il faut ajouter autant de morts non traumatiques s'étant produites sur les pistes (par ex: crise cardiaque)

  • 0,03 morts traumatiques pour 100 victimes

Trafic des remontées mécaniques

Le trafic en hiver sur les installations de remontées mécaniques françaises des adhérents du SNTF a été de 665,50 millions de passages pour la saison 2008-2009.

  

En millions d’€ HT

2007

2007

2009

* Remontées Mécaniques

 

 

 

- Nouvelles

128

133 147

- Modifs et entretien

 

27 32

* Domaines skiables

 

   

- Neige de culture

59

51 51

- Retenues d’altitude

20

13  

- Damage

28

31 30

- Travaux de pistes

23

24 26

- Billetterie

6

5 9

- Sécurité – Signalétique – Equipements divers

39

15 22

TOTAL

335

299 310

Pourcentage du CA

38%

29% 28%

 

Une politique environnementale :

Plus de la moitié du domaine skiable français est engagé dans des démarches de certification environnementales (ISO 14 001). Le SNTF, en partenariat avec l’ADEME et la Région Rhône-Alpes, a mis en place les outils méthodologiques et réglementaires permettant à ses adhérents de remplir toutes les exigences de la norme. 

En outre, le SNTF a rédigé une charte en faveur du développement durable des domaines skiables en partenariat avec l’Association Nationale des Maires des Stations de Montagne.

La neige de culture, qui fait souvent l’objet d’incompréhension, voire de désinformation doit être remise à sa juste place :

-       le processus de fabrication consiste à produire un brouillard givrant à partir d’eau pure (avec de l’air comprimé)

-       ce brouillard se transforme en neige naturellement dès lors que la température extérieure est négative

-       le processus, parfaitement naturel, est réversible : l’eau transformée en neige redevient eau à la fonte des neiges : il n’y a pas de consommation d’eau, mais un simple prélèvement (hors évaporation : entre 10 et 30%)

-       les volumes mis en jeu restent particulièrement modestes au regard de la ressource disponible. L’association de Pays Tarentaise Vanoise a ainsi mis en évidence que l’eau de la neige de culture sur le bassin versant qu’elle embrasse représente 0,1% de la ressource en eau disponible sur ce même bassin versant.

Des investissements importants

Les opérateurs de remontées mécaniques et de domaines skiables ont investi 310 millions d'euros en 2009.

Le coût de construction des nouvelles remontées mécaniques a augmenté au rythme moyen de 5% par an depuis l'année 2000.
Le prix moyen du forfait s'établit à 20,2€ en progression de 3% par rapport à 2008. Depuis des années, la progression de la recette moyenne par journée-skieur est à peine au-dessus de l'inflation.

Dans les investissements qui sont réalisés chaque année, une part de plus en plus importante est donnée à l'intégration paysagère, à la réduction de la consommation énergétique, à la recyclabilité des produits.

L'exploitation des domaines skiables et des remontées mécaniques est une activité exigeante en termes d'investissements.
Chaque année, 1/4 des recettes des exploitants est affecté à la réalisation de nouveaux investissements. C'est le prix à payer pour améliorer continuellement le niveau de performance de nos domaines skiables et maintenir la France au plus haut niveau mondial.

Ces investissements sont très onéreux. En voici quelques exemples:

- Un téléski de 200 m de dénivelée et de 900 skieurs/heure de débit coûte l'équivalent de 40 petites automobiles, soit environ 0,5 million d'€.
- Un télésiège à attaches fixes de 300 m de dénivelée et d'un débit de 2 400 skieurs/heure coûte plus de 2,5 millions d'€.
- Une télécabine de 500 m de dénivelée et d'un débit de 2 400 skieurs/heure coûte 5,5 millions d'€.
- Certaines grosses installations (téléphérique, funiculaire) coûtent l'équivalent d'une rame de TGV ou d'un avion Airbus A319, soit plus de 15 millions d'€.
- Une grosse chenillette de damage coûte plus de 0,2 million d'€.
- Une installation d'enneigement moyenne peut coûter autant qu'une télécabine.

BILAN DE LA SAISON 2008-2009:
S
ource: recueil d'indicateurs SNTF 2009

Hiver 2008-2009: les domaines skiables résistent à la crise

La saison 2008-2009 a mis en évidence une faible sensibilité du secteur des sports d'hiver face à la crise.
En effet, grâce à une météo favorable, la fréquentation a cru de 6,6% par rapport à la saison précédente, s'établissant à 58,6 millions de journées-skieur : un record historique. Les recettes billetterie atteignent quant à elles 1,18 milliards d'euros TTC, en progression de 8,9% par rapport à l'an passé.

D'excellentes conditions météo

Les excellentes conditions de cet hiver pour le ski ne sont pas à rechercher dans les records de chutes de neige (atteints seulement à certains endroits des Pyrénées, des Alpes du Sud et de la Corse). En revanche, les températures ont été durablement basses : dès la fin de l'automne, les précipitations ont pris la forme de neige à toutes altitudes, et la sous-couche au sol a perduré plusieurs mois du fait de l'absence de redoux.

Bilan de l'hiver 2008-2009, source Météo France (www.meteofrance.com) 

"L'hiver 2008-2009, en net contraste avec les deux précédents, a été marqué par la persistance d'un temps froid. Pas de grand froid mais les températures sont restées le plus souvent en dessous des valeurs moyennes de début décembre à fin février. Le mois de mars a été un peu plus doux mais ce n'est que sur la première quinzaine d'avril que les températures grimpent au-dessus des normales favorisant ainsi le début de la fonte de la neige dans la plupart des massifs. Le froid de ces trois derniers mois a été remarquable. Ainsi, dans le Cantal, les températures de l'hiver se situent en 3ème position depuis 20 ans, après 2005 et 2006 et en 7ème position depuis 30 ans sur les Pyrénées, ou encore en Chartreuse, au Col de Porte, où les températures moyennes ont été 2° C en dessous de la normale."

Des taux d'ouverture importants 

La moyenne nationale du nombre de jours d'ouverture des domaines skiables s'établit pour la saison 2008-2009 à 117 contre 111 l'an passé.

 

La fréquentation est-elle proportionnelle à la durée de la saison ? C'est à cette question que le graphique suivant tente de répondre. Il montre que le lien entre fréquentation totale et nombre de jours d'ouverture reste complexe.

Des progressions différentes suivant les tailles de stations 

La fréquentation n'a pas progressé partout de la même façon. L'abondance de neige à toutes altitudes a d'abord profité aux stations de taille petite et moyenne.
Les stations internationales ont souffert d'un tassement de certaines clientèles étrangères. D'une part, la crise financière et économique a affecté l'Europe et plus particulièrement la Grande Bretagne. D'autre part, les calendriers nationaux des vacances étrangères concentraient la fréquentation sur les semaines de vacances françaises cette saison.

Si les stations les plus modestes ont connu des augmentations de fréquentation importantes cette année, les parts de marché des grandes et petites stations varient peu par rapport à une saison moyenne.

 

Pour information:

Depuis 2000, la livre sterling n'a cessé de s'affaiblir contre l'euro. Entre février 2008 et février 2009, le phénomène s'est accéléré: sur cette dernière année, le livre a perdu plus de 15%. Pourtant, sur la même période, le recul de la fréquentation britannique sur les domaines skiables de très grande taille n'a été que de 3%.

En 2008-2009, les vacances des nationalités présentes sur nos pistes étaient pratiquement toutes concentrées sur les semaines déjà bien remplies par les vacances scolaires françaises. Cette configuration est défavorable aux professionnels, en particulier dans les stations internationales où cette clientèle étrangère est importante.
Elle accentue les pics de fréquentation et marque les creux en dehors des pics. Obéissant à la loi de l'offre et de la demande, les tarifs dit de "haute saison" se trouvent majorés.

L'absence de coordination des calendriers de vacances scolaires entre les pays de l'arc alpin induit:
à des séjours en moyenne plus chers
à un besoin accru en infrastructures (transports, hébergements, domaines skiables) afin d'absorber le pic de fréquentation
à une saisonnalité plus difficile à vivre pour les hommes et les femmes (alternance de périodes de suractivité et de sous-activité)
à une fréquentation sur l'ensemble de la saison plus faible au total que lorsque la fréquentation est lissée
à un taux de remplissage moyen des équipements plus faibles, donc un coût de revient plus élevé et un équilibre économique plus difficile à trouver

La coordination des calendriers des vacances scolaires est une mesure préconisée par le protocole tourisme de la Convention Alpine. En 2008, pour ses vertus de réduction des gaz à effet de serre et des besoins en infrastructure, cette même mesure a été insérée dans le Plan Climat de la Convention Alpine. Pourtant, les Etats continuent de décider chacun de leur côté.

La fréquentation étrangère en France 

On estime globalement à 25% la fréquentation étrangère sur les domaines skiables français.

Il peut s'agir d'une clientèle frontalière à proximité : espagnols dans les Pyrénées, belges dans le Massif des Vosges, suisses dans le Jura et la Haute-Savoie, italiens dans les Alpes du Sud.

Mais c'est aussi une clientèle, essentiellement européenne, qui choisit la France comme destination d'hiver. La France est l'une des toutes premières destinations mondiales du ski.
Si presque toutes les stations ont une part de clientèle étrangère, c'est dans les très grandes stations qu'est la plus importante, et la mieux identifiée.

Le graphique ci-dessous concerne uniquement la clientèle de skieurs des très grandes stations : 49% de leur fréquentation est étrangère, dont la moitié environ de britanniques.


Analyse sur les 10 stations suivantes: Chamonix, La Plagne, Tigne, les Ménuires, Val Thorens, Courchevel, Méribel Mottaret, l'Alpe d'Huez, les Deux Alpes, Serre Chevalier

Les britanniques sont de loin la première clientèle étrangère des domaines skiables français. Pendant la saison 2008-2009, la fréquentation britannique a diminué de 3% par rapport à la saison précédente, du fait notamment de la chute du cours de la livre par rapport à l'euro.

Analyse de la fréquentation semaine par semaine

Grâce aux données saisies par les adhérents du SNTF, on peut constituer semaine par semaine la saison 2008-2009.
L'historique des saisons passées permet également de comparer chaque semaine à la meilleure des 4 saisons précédentes et à la moins bonne. Le "tunnel" ainsi obtenu permet de voir sur quelles semaines l'avance se prend et sur quelle semaine elle se perd.

Ci-dessous, les mêmes données sont présentées en cumul depuis le début de la saison1

La saison 2008-2009 par massif

Les résultats par massif sont liés aux proportions de stations de différentes tailles qui les composent. Par exemple, une proportion élevée de petites stations sur un massif favorise le taux de progression par rapport à la moyenne des quatre saisons précédentes.

Le graphique suivant rétablit le poids respectif des différents massifs entre eux, et montre leur progression en fréquentation par rapport à l'an dernier. Seule la Savoie recule, sachant qu'elle avait connu une saison exceptionnelle l'an passé.

 

Le tableau ci-dessous montre que ce sont les massifs aux parts de marché les moins fortes qui portent l'année 2008-2008 sur un record de fréquentation.



Ce constat est identique pour le chiffre d'affaire: 


Les parts de marché

Les Alpes du Nord totalisent la grande majorité des parts de marché en fréquentation comme chaque saison.


Les parts de marché en 2008-2009 s'écartent légèrement de la moyenne des quatre dernières saisons, les Alpes du Nord reculant au profit des autres massifs.

Ce graphique montre l'évolution des parts de marché de chacun des massifs par rapport à la part de marché qu'il avait en 2005 (base 100). Ainsi, on peut voir que si les parts de marché des Alpes du Nord et des Alpes du Sud sont sensiblement les mêmes depuis 2005, les autres massifs connaissent des variations plus importantes d'une année sur l'autre. C'est notamment le cas de celui des Vosges.


LES GRANDS INDICATEURS ECONOMIQUES:

Evolution des journées-skieurs


Graphique Atout-France actualisé en 2009 par le SNTF

La fréquentation nationale sur les cinq dernières années est en croissance de 1,8% par an en moyenne. La croissance profite plus aux petites et moyennes stations qu'aux très grandes, la fréquentation de ces dernières s'est stabilisée.

Evolution des recettes moyennes par journée-skieur

La recette moyenne par journée-skieur s'établit à 20,2€ en progression de 3% par rapport à l'an dernier.
Depuis des années, la progression de la recette moyenne par journée-skieur est à peine au-dessus de l'inflation.

La recette moyenne par journée-skieur est inférieure d'environ 37% au prix public journée affiché. Cet écart correspond aux différentes remises consenties par les opérateurs de domaines skiables (tarifs négociés, forfaits multi-jours, tarifs enfants, etc...).
Le rendement tarifaire moyen est de 63%.

Si la recette moyenne par journée-skieur est de 20,2€ elle peut varier en fonction du massif et des tailles de stations.


Les passages

Le trafic hivernal sur les appareils de remontées mécaniques connaît une hausse régulière. Il culmine pour cette saison 2008-2009 à 665,5 millions de passages, soit en moyenne 11,4 passages par journée-skieur.

Les opérateurs de domaines skiables ont vendu pendant l'hiver 2008-2009 près de 24,5 millions de titres de transport, toute durée confondue.

Evolution comparée des coûts de la profession

Les opérateurs sont sensibles à l'évolution de certains coûts, notamment celui des charges qu'ils supportent. Plusieurs indicateurs permettent d'apprécier ces variations:
- l'indice des prix des remontées mécaniques (télésièges fixes et débrayables neufs)
- le salaire minimum imposé par la convention collective de la branche
- le point P, indicateur des charges des entreprises (cf annexe méthodologique ci-après)

En rapportant ces indicateurs, en base 100 en l'an 2000, il est clair que les charges augmentent plus rapidement que la moyenne par journée-skieur.

L'été 2008

Au niveau national, les recettes d'été s'élèvent à 4% des recettes annuelles.
Il est souvent évoqué que pour les plus grands exploitants de remontées mécaniques, l'été représente l'activité d'un seul samedi d'hiver.

Ce chiffre est une moyenne. Certains opérateurs n'ont aucune activité en été. Par contre celle-ci peut être très importante pour d'autres, comme Chamonix par exemple.

La taille des opérateurs de domaines skiables

On trouve la plus grande diversité parmi les 230 adhérents du SNTF, depuis la très grande station de rang international, jusqu'à la petite exploitation avec un seul téléski.

à les 18 plus grandes entreprises réalisent 50% de l'activité
à les 75 plus petites entreprises réalisent 2% de l'activité

D'un bout à l'autre de l'échelle, les problématiques de station sont radicalement différentes, ce qui explique l'absence de modèle unique.



NB: Ici, le classement des 197 adhérents a été effectué par tranche de chiffre d'affaires, et non selon le classement habituel par moment de puissance:
- Tranche 1: CA supérieur à 15 millions d'€
- Tranche 2: CA compris entre 5 et 15 millions d'€
- Tranche 3: CA compris entre 1et 5 millions d'€
- Tranche 4: CA inférieur à 1 million d'€


Les domaines skiables en Europe et dans le monde

En terme de journées-skieur, la France, les USA et l'Autriche sont assez proches les uns des autres. Les USA ont connu une baisse de près de 5% de leur fréquentation cette saison, à l'inverse de l'Europe qui progresse de 6%.

Les ventes de titres en Europe et en Amérique du Nord représentent un marché d'environ 5 milliards d'euros hors taxes.



Indicateurs sociaux

Au cours de l'hiver 2008-2009, 18 543 salariés ont été recensés dans les entreprises gestionnaires de domaines skiables.
Le nombre d'emplois assurés connaît ainsi une légère croissance: +1,5% durant les cinq dernières saisons.

Les emplois dans le secteur des domaines skiables restent majoritairement masculins puisque les hommes représentent 67% des salariés. La répartition des salariés pour la saison 2008-2009 a été la suivante:



La répartition des catégories d'emploi est la suivante (en % de l'effectif total):
- ouvriers 64%
- techniciens 10%
- employés 23%
- ingénieurs/cadres 3%

ANNEXE METHODOLOGIQUE

1. Taille des stations

Sauf mention contraire, les entreprises gestionnaires de domaines skiables sont classées par tranche de taille définies à partir du moment de puissance totale des appareils exploités (valeur conventionnelle définie comme le produit de la dénivelée de l'appareil par son débit, cf www.strmtg.equimement.gouv.fr )

- 106 petites stations: moment inférieur à 2500 km-sk/h
- 37 stations moyennes: moment compris entre 2500 et 5000 km-sk/h
- 40 grandes stations: moment compris entre 5000 et 15000 km-sk/h
- 14 très grandes stations: moment supérieur à 15000 km-sk/h

2. Estimation des recettes et des journées-skieur réalisées

On travaille sur 172 adhérents qui ont fourni leurs recettes billetteries TTC et 168 qui ont fourni leur nombre de journées-skieur réalisés pendant la saison 2008-2009. Pour que le périmètre de l'étude soit constant, la base de travail correspond aux 197 adhérents pour lesquels nous disposons de données historiques. Elle tient compte des fusions et fermetures de stations intervenues chaque année. Les données des entreprises non répondantes ont été estimées en multipliant les chiffres de l'année précédente par le taux d'évolution du même massif et de la même tranche de taille de station. Ce taux d'évolution a été calculé à partir des données renseignées par les adhérents qui ont fourni leurs données.



Pour rappel, le nombre de journées-skieur est égal au nombre de journées commercialisées:
- 1 titre ½ journée ou 3 heures et plus = 1 journée-skieur
- 1 titre x jours = x journées-skieur
- 1 titre saison = 25 journées-skieur
- 1 carnet de tickets = 1.5 journée-skieur

3. Estimation des passages

On travaille sur 106 exploitants qui ont fourni des données relatives au nombre de passages sur les 2099 appareils leur appartenant. On utilise aussi les données fournies par les 21 adhérents qui ont renseigné le nombre de passages total sans le détailler par appareil.
Le nombre total de passages déclarés est de 584.861.900

Les passages des autres appareils en service et appartenant aux adhérents du SNTF ont été estimés par la méthode STRMTG:
- tri des appareils par massif et par type d'installation
- calcul de la part du moment de puissance des appareils dont le trafic a été déclaré dans la totalité du moment de puissance de la catégorie et le massif considérés
- extrapolation du nombre de passages connu sur la totalité des installations du même type dans le même massif
- les funiculaires urbains ne sont pas pris en compte dans l'estimation.

Lorsque pour un type d'appareil dans un massif donné aucune déclaration du trafic n'est disponible, nous considérons qu'il n'y a pas eu de passage sur ce type d'appareil dans ce massif.



4. Prix des titres de transport

Le prix public des titres de transport est enquêté par le SNTF chaque année. Un extrait des tarifs, reprenant les principaux prix publics aux caisses déclarés par les adhérents est mis en ligne sur le site du SNTF chaque année à l'automne.

Pour le calcul du tarif public moyen national, chaque prix adulte journée plein tarif est pondéré par le nombre de journées-skieur enregistrées sur le domaine skiable.

5. Coût des appareils neufs de remontées mécaniques

L'évolution du coût des appareils de remontées mécaniques est appréciée au travers du coût moyen d'une unité de moment de puissance d'un télésiège neuf (on s'autorise à mélanger les TSF et TSD car les coûts par unité de moment de puissance des deux types d'appareils sont très proches). Ces éléments se calculent à partir des données établies et publiées annuellement par le STRMTG, et disponibles sur son site internet.
En 2008, les télésièges débrayables représentaient 39% des appareils nouveaux de l'année et la moitié des investissements en remontées mécaniques. La même année, les télésièges fixes représentaient près de la moitié des nouveaux appareils et un tiers des investissements.

6. Point P

Le Point P est un indicateur suivi par le SNTF et souvent prix comme indice de référence dans les délégations de service public d'exploitation des remontées mécaniques. Il est calculé à partir de deux indices : l'indice matière (m) Profilés en aciers non alliés de qualité, n°085985951 dans la classification INSEE et l'indice main d'œuvre (S) coût horaire du travail des industries mécaniques et électriques : n°063021506 dans la classification INSEE (www.indices.insee.fr) . Il est calculé de la manière suivante:

P=P°*(0,10+0,25 m/m° +0,65 S/S°)

7. Données en euros constants

Les données monétaires avec mention "euros constants" ont été corrigées de l'inflation, afin de ramener les résultats des années précédentes à la valeur théorique qu'ils auraient en 2009 compte tenu de l'inflation. Les valeurs de l'indice de prix à la consommation en base en 2009 retenues sont les suivantes:



8. Graphiques semaine par semaine

La comparaison semaine par semaine de plusieurs années différentes est un exercice difficile car toutes n'ont pas forcément le même nombre de semaines pour chaque période (ex: en 08-09, 4 semaines séparaient les vacances d'hiver de celles de printemps, et seulement 3 en 07-08)

Pour tracer les graphiques évolution semaine par semaine, la durée des périodes retenues est fixe pour chaque saison d'hiver:



Les périodes "janvier" et "Vacances d'hiver" ont une durée toujours constante. En fonction de la saison considérée, la durée des autres périodes a pu être corrigée ce qui a conduit à ajouter ou retrancher les données sur une semaine.

9. Les données étrangères

Les données de fréquentation étrangère et de recettes (permettant ensemble de calculer la recette moyenne par journée-skieur) des pays étrangers proviennent:
- de la FIANET, Fédération Internationale des Associations Nationales d'Exploitants de Téléphériques dont le siège est en France, au SNTF, qui regroupe toutes les associations nationales européennes (mais pratiquement aucune hors Europe)
- pour les Usa: le nombre de journée-skieur a été mis en ligne sur le site de la NSAA

10. Les indicateurs sociaux

Les effectifs ont été estimés par proportionnalité, à partir des données communiquées par les adhérents qui ont renseigné leurs effectifs dans les enquêtes sociales de 2008 et de 2009 afin de fonctionner sur un périmètre constant. Le taux de croissance de l'échantillon est alors appliqué à l'effectif global de 2008.