Le secteur du sport

  L'ensemble de ce chapitre a été réalisé avec le concours d'ODIT France - DEATM
Aérodrom - 73190 Challes les Eaux
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La plupart des informations fournies ci-dessous sont reprises dans le document
"Les chiffres clés du tourisme de montagne en France - 5ème édition" ODIT France - DEATM téléchargeable sur le site
http://www.odit-france.fr/les_chiffres_cles_du_tourisme.405.0.html

Le ski alpin:

Quelle que soit l'origine géographique des skieurs, la destination Alpes du Nord est prépondérante, à l'exception des habitants du Sud-Ouest qui privilégient les Pyrénées, et de ceux du Sud-Est qui vont de préférence dans les Alpes du Nord.

L'apprentissage des enfants débute jeune et passe par le ski alpin. L'âge moyen est de 4,9 ans, 64% débutent entre 3 et 5 ans et 31% débutent après 6 ans.

L'apprentissage des enfants se fait:

Le poids des enfants dans la décision de partir au ski en famille est décisif pour 56% des foyers, non décisif pour 41% et lié au nombre d'enfants dans le foyer et à leur âge.

L’offre de ski alpin en France:

329         domaines skiables élémentaires, certains étant reliés entre eux (voir ci-dessous)
3 890       remontées mécaniques en exploitation pour le ski alpin
26 581     hectares de pistes (estimation SEATM)
188         sites équipés en neige de culture : 3.628 hectares enneigés, 
208 208   kW installés.
(source STRMTG et ODIT France - DEATM- données 2004-2005)

  Répartition par massif des superficies enneigées et de la puissance installée:

Saison 04/05

Superficie enneigée (ha)

Puissance installée (kW)

Alpes du Nord

2 407

122 136

Alpes du Sud

1 000

33 057

Pyrénées

582

33 016

Massif Central

112

8 426

Massif jurassien

72

3 016

Massif vosgien

110

8 557

TOTAUX

4 283

208 208

 
Domaines skiables reliés :

 

Les nouvelles glisses:
Source : ODIT France - DEATM

Très peu pratiquées dans les années 80, elles ont véritablement "explosé" dans les années 90, principalement le surf des neiges (snowboard).

La population concernée, essentiellement citadine et masculine, vient d'un milieu social plutôt aisé, et évolue vers les tranches d'âges les plus jeunes, ce que confirme le suivi quantitatif annuel réalisé par le SEATM depuis la saison 1994/1995, puis ODIT France - DEATM à partir de 2005.

Si le taux de pratique des nouvelles glisses semblait vouloir se stabiliser au début des années 2000, la saison 2004/2005 confirme une nouvelle augmentation de cette pratique, déjà mise en évidence en 2003/2004. Cette tendance semble être plutôt le fait des stations de longs séjours (17%), pour lesquelles le développement des nouvelles glisses s'est fait plus tardivement que dans les stations à dominante journée et courts séjours (22%) que nous appellerons "stations de proximité".

Les taux de pratiquants de la saison 2004/2005 (par rapport au total des pratiquants des sports de glisse) :

- 18% en moyenne pour l'ensemble des nouvelles glisses.
- 14% en moyenne pour le surf des neiges

La pratique des skis courts (snowblades, patinettes, miniskis), après avoir fortement progressé entre1997 et 2002 (0.5% des pratiques en 96/97, 4.5% en 2004/05) semble maintenant se stabiliser.

Les autres pratiques (monoski, télémark, snowscoot, snowskate) se situent à un niveau insignifiant (0.2% pour le monoski, moins de 0.1% pour les autres pratiques).

Le matériel des sports d’hiver:
 
Le marché français en 2003/2004 :

  520 000 paires de skis vendus en 2003/2004, en progression de 16% par rapport à la saison 2000/2001. Progression qui atteint 20% sur les skis adultes moyen et haut de gamme.

  La tendance est toujours à des skis plus faciles, qui offrent plus de sensations en répondant mieux aux différentes attentes des skieurs : skis de compétition, de piste, tout terrain ou nouvelle glisse.
Pour la 2e année consécutive, les skis destinés à la vente ont plus progressé que les skis destinés à la location.

110 000 paires de raquettes ont été vendues en France en 2004/2005, ce qui représente une augmentation de 10% par rapport à 2000/2001.

L’industrie française de matériel de ski est largement exportatrice. Les exportations de skis, fixations et autres matériels de ski ont représenté 490,65 millions d’euros en 2003.
(Source : FIFAS)

Le marché mondial en 2003/2004 :

Le marché mondial du matériel de ski aurait atteint en 2003/2004 1,55 milliards d’euros soit une baisse de près de 3% par rapport à 2003/2004. 

Ski alpin : 1,054 milliards d'euros

 

volume (millions

variation / saison précédente

valeur (millions d'euros)

variation / saison précédente

skis

4,14

0%

458

-3%

fixations

4,17

0%

211

-1%

Mini-skis 0,3      

chaussures

3,89

1%

339

-2%

bâtons

3,86

-1%

46

-2%

Ski de fond : 145,1 millions d'euros

skis

1,18

4%

66

3%

chaussures et fixations

1,18

6%

79,1

5%

Snowboard : 344,5 millions d'euros

planches

1,28

-5%

171

-8%

chaussures

1,29

-6%

108

0%

fixations

1,25

-4%

65,5

-5%

Source : FIFAS

Le Ski de fond:

L'Offre en 2004/2005:

825 communes, 35 départements, 11 régions, 6 massifs
330 sites, dont 230 faisant payer la redevance
9.700 km de pistes linéaires
5.034 km d'itinéraires de randonnées

(Source : ODIT France - DEATM) 

Massif

% du nombre de sites

% du nombre de km de pistes

Alpes du Nord

34%

32%

Alpes du Sud

14%

12%

Pyrénées

11%

8%

Jura

23%

28%

Vosges

7%

4%

Massif central

11%

16%

Evolution de la redevance et des journées skieurs payantes

Saisons 2000/2001 2001/2002 2002/2003 2003/2004 2004/2005
Redevance
(K€ courants)
6 804 7 735 10 025 9 477 9 719
Journées skieurs
estimées (milliers)
1 800 2 050 2 380 2 250 2 265

La Demande:

Entre tourisme et loisirs, le ski de fond est pratiqué aussi bien par des clientèles en séjour touristique que par des clientèles de proximité, qui se déplacent sur les sites à la journée ou pour quelques heures. Les pratiques et les attentes de ces deux types de clientèles sont très différentes. 

 


Source : enquête Savoie Nordique 2003

L’impact économique:

La redevance perçue en 2004/2005 s’élevait à 9,72 M€ soit +3% par rapport à la saison 2003/2004.
Les investissements annuels ont été d'environ 3 M€ par an entre 2002 et 2005

Notons que contrairement au ski alpin, le chiffre d'affaires d'un site donné n'est pas directement corrélé avec le linéaire de pistes offertes : ainsi les Alpes du Nord, qui recueillent plus de la moitié de la redevance totale ne représentent que 32% du linéaire total de pistes.
Ce fait à deux explications : d'une part, la qualité intrinsèque d'un site nordique est loin de ne dépendre que du linéaire de pistes. La qualité de l'enneigement, du tracé, du damage, des équipements connexes ont une importance capitale.

D'autre part, les sites remplissent différentes fonctions sociales suivant leur situation géographique : des équipements structurants de pôles touristiques forts, équipement annexe de stations de ski alpin, espaces de loisirs pour des agglomérations proches, équipements touristiques diffus dans les zones de moyenne montagne sans vocation touristique marquée.

L’impact économique consolidé du ski de fond est 29 fois supérieur au volume des financements mobilisés. 40% de cet impact concerne le tissu économique local (consommation liée aux séjours, aménagements du domaine skiable, infrastructures, frais de personnel), 60% l’activité économique générale associée (dépenses d’équipement, de transport).

La raquette à neige:

Avec une progression fulgurante au cours des cinq dernières saisons hivernales, la raquette à neige a pris place parmi les activités de base de la montagne hivernale en France.

En France, en 1999, un minimum de 1,4 millions de personnes aurait pratiqué la raquette et 460.000 paires de raquettes seraient en circulation. Le marché français est le deuxième du monde derrière celui des USA. Alors que le marché français est maintenant mature, certains pays d'Europe et le Japon continuent de progresser régulièrement.


Dans les stations, la pratique de la raquette concernait en 1997/1998, 7,9% de la population totale des visiteurs (en séjour ou à la journée) avec une majorité de femmes (58,2%).

La raquette recrute dans toutes les classes d'âge, y compris chez les enfants, avec cependant un creux marqué chez les 15-24 ans.

93% des raquettistes pratiquent par ailleurs la randonnée pédestre, dont 64% régulièrement. La plupart des raquettistes sont aussi des skieurs qui cherchent à diversifier leurs loisirs de neige.
La part des non-glisseurs (15%) est modeste mais réelle.
Moins de 10% des raquettistes ne pratiquent que cette activité durant leur séjour d'hiver en montagne.

Des formes de pratiques diversifiées:

Motivations principales à la pratique :
- découvrir des espaces vierges,
- accéder facilement à la montagne,
- réaliser des randonnées dans d'autres conditions qu'en été,
- se maintenir en forme.

L'intention d'achat est faible : 47,9% des non-propriétaires.
Source : étude nationale AFIT-SEATM confiée au cabinet Thetys avec la collaboration de FIRES-MINOS.

 

 

Type d’itinéraire pratiqué

% des raquettistes interrogés

non balisé, non aménagé

52 %

balisé, non damé

33 %

balisé et damé

14 %

 

Statut du matériel

% des raquettistes interrogés

loué

43 %

prêté

22 %

personnel

35 %


La Saison estivale:
 
Les activités de pleine nature dans les alpes françaises en 2002 :

La via ferrata:
82 itinéraires représentant environ 230 000 « sorties via ferrata » par an
Seulement 8% de pratique encadrée rémunérée. Beaucoup d’encadrement « amical »
Augmentation régulière de cette pratique, toujours perçue comme une activité nouvelle, en vogue et très attractive pour une pratique montagne en famille

Le canyoning:
287 parcours
Pratique peu autonome : 69% de pratique encadrée payante
La demande semble encore augmenter. La pratique devient plus familiale
9 000 passages sur juillet-août dans les principaux canyons du Vercors.

Les parcours acrobatiques en forêt:
Plus de 200 parcours recensés en France dont 87 parcours dans les Alpes.
Accélération très sensible du rythme de création de PAF depuis 2000 (25 nouveaux parcours en 2002)
700 000 entrées en 2002
sur les 87 PAF Alpins.
8 000 entrées par PAF en moyenne par an.
104 000€/an de chiffre d'affaires (HT) en moyenne par PAF.

L’escalade:
656 sites, 22 000 voies équipées dans les Alpes.
Environ 600 000 pratiquants en France
Pratique très autonome : 19% de pratique encadrée payante
Les prestataires constatent une progression régulière de la demande depuis 5 ans
30 000 "journées grimpeurs" par an à Orpierre (05)

Source : AFIT / étude sur les APN dans les Alpes françaises  

Autres équipements en:
Sentiers de randonnée : environ 70.000 km
Refuges de montagne : environ 270 (pour 12.000 lits)
Circuits VTT : environ 11.000 km sur 38 centres labellisés FFC en montagne
Vol libre : 400 sites

Les parcs naturels de montagne:
 
La fréquentation des parcs naturels n’est pas exclusivement estivale mais c’est à cette période que l’on enregistre le plus de visiteurs.

5 parcs nationaux : Cévennes, Ecrins, Mercantour, Pyrénées, Vanoise, (soit 3% de la zone montagne).

17 parcs naturels régionaux : Ballon des Vosges, Chartreuse, Corse, Grands Causses, Haut Languedoc, Livradois Forez, Lubéron, Massif des Bauges, Monts d'Ardèche, Morvan, Pilat, Queyras, Vercors, Verdon, Volcans d'Auvergne, Vosges du nord, (soit 30% de la zone montagne).

La montagne, environnement de prédilection des randonneurs:

9,2 millions de séjours / an donnent lieu à une pratique de la randonnée pédestre. 48% de ces pratiques se situent en espace montagne (Alpes et Corse 28%, Pyrénées 9%, autres massifs 11%). La randonnée pédestre est à distinguer de la promenade, beaucoup plus pratiquée.
(Source : SDT / Traitement AFIT)

La fréquentation touristique estivale en montagne:

Les comportements :

 

Principales activités pratiquées en été en montagne

En % des séjours

Sports nautiques

12 %

Randonnée pédestre

23 %

Promenade

45 %

Visite de musées, monuments, sites

18 %

Pas d'activité particulière

12 %

Source : Direction du Tourisme/SOFRES

Environnement préféré par les randonneurs:

La vague seniors:

Les plus de 50 ans et le ski: 

Deux fois plus de départs qu’il y a 20 ans
8% de la clientèle des sports d’hiver
De plus longs séjours pour une plus faible pratique
Une classe d’âge en rupture avec la pratique

Mais c’est aussi plus de propriétaires et les prescripteurs des générations futures.

Pratique selon l’âge:

 

Ski alpin

Ski de fond