Le Festival, édition 2008, aura lieu à Chambéry du 20 au 23 novembre.

Vous trouverez sur cette page, différents articles et interviews...

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50 BOUGIES POUR LE PGHM DE CHAMONIX

L'indispensable et prestigieux peloton de Gendarmerie de haute montagne de Chamonix a été créé il y a tout juste 50 ans, en 1958, au lendemain de la tragédie qui avait coûtée vie aux alpinistes Vincendon et Henry au Mont-Blanc.
On compte désormais une vingtaine de pelotons spécialisés répartis sur le territoire national, dont la tâche est très variée puisqu'il leur revient de centraliser les alertes, d'organiser les liaisons opérationnelles, d'effectuer les secours et de diligenter les enquêtes concernant les accidents de montagne. Le PGHM de Chamonix avec l'unité d'Annecy réalise chaque année une moyenne de 1300 interventions, essentiellement dans le massif du Mont-Blanc. Vous pourrez rencontrer les gendarmes spécialistes du secours en montagne sur leur stand du village des professionnels.
(Propos recueillis par Henri PELLETIER)
 

LA PRESSE SUR LE DEVANT DE LA SCENE

C'est pour rendre hommage à Philippe Revil, journaliste disparu en montagne en août 2006, que Club de la Presse des Pays de Savoie a imaginé le "prix montagne" qui porte son nom, récompensant la meilleure contribution journaliste sur la montagne et cela dans trois catégories: la contribution journalistique la plus engagée, la contribution journalistique la plus artistique et, enfin, tout simplement le coup de coeur du jury. le dépôt de candidature est d'ores et déjà ouvert et la limite des inscriptions est fixée au 21 octobre 2008. Le règlement de ce prix et la fiche d'inscription sont disponibles sur le site internet du club (www.savoieclubdelapresse.com) ou par courrier en s'adressant au Club de la Presse des Pays de Savoie - 6, Rue Métropole - 73000 Chambéry - 04 79 70 11 36 - prixmontagne@savoieclubdelapresse.com .
Le palmarès 2008 sera dévoilé vendredi 21 novembre.
(Propos recueillis par Henri PELLETIER)

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2006

CHAMBERY, VILLE DES ALPES 2006

Ce fut la bonne nouvelle de 2005 pour ce qui concerne la montagne et Chambéry : sa nomination de "Ville des Alpes 2006". Un événement qui met en exergue le travail accompli depuis des années pour la montagne et l'arc alpin en particulier.

Habituellement, le jury international qui sélectionne la ville prend sa décision sur concours et dossiers de candidature. Pour 2006, son choix s'est porté sur Chambéry, après constat des actions réalisées depuis des années à travers une politique locale déterminée en direction de la montagne.
Cette décision fut donc une authentique -bonne- surprise dans la mesure aussi où la ville n'avait pas fait acte de candidature. Il s'agit bien d'une véritable reconnaissance du travail accompli par la ville elle-même, mais aussi par tous les acteurs publics et privés qui, ici, centrent leurs préoccupations sur l'avenir et la préservation des zones de montagne et, en particulier, sur l'arc alpin.

Cette nomination n'est pas qu'honorifique, elle implique aussi et surtout, des devoirs, en l'occurrence l'engagement de la ville à accueillir et à organiser des manifestations d'audience internationale, d'axer la programmation "montagne" sur le thème du développement durable, et, enfin, à mettre en place des actions s'inscrivant dans la durée.
Le fait est que ce cahier des charges n'a pas modifié notablement la conception et l'organisation des diverses manifestations prévues pour 2006 à Chambéry puisqu'elles répondaient pour l'essentiel aux objectifs.
Le festival s'inscrit naturellement dans la programmation de Chambéry Ville des Alpes 2006, les objectifs du festival étant (depuis sa création en 1994) dans l'esprit de la Convention Alpine. Enfin et surtout, le grand événement de cette années est incontestablement l'ouverture de la Maison des Parcs et de la Montagne à Chambéry, un espace mis au service de la montagne et de ses acteurs, qui trouvera en cette année 2006 si importante, une résonance toute particulière.

Henri PELLETIER.
 

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ARCHIVES DEPUIS 2002

CHAMBERY A L’ECHELON MONDIAL

 

Des professionnels, de 40 pays et 4 continents –  et 70 000 visiteurs ont assuré le grand succès de Chambéry, point focal français de l’Année Internationale des Montagnes décrétée par l’ONU. Il faut dire que le programme – original, diversifié et pointu – a su les séduire.

Bilan d’une année exceptionnelle avec André Gilbertas, Président de Montanea et coprésident du Festival des Métiers de la Montagne.

 

Quel bilan tirez-vous de cette Année Internationale des Montagnes à Chambéry ?

Tout d’abord, nos engagements ont été tenus. L’association Montanea, créée pour l’occasion, s’était fixée pour objectifs de fédérer les acteurs de la montagne, d’animer à Chambéry l’AIM, de promouvoir les projets de ses membres adhérents et d’organiser des manifestations durant cette année 2002.

Les objectifs ont été largement remplis. Nous avons su ouvrir très largement le débat et susciter des rencontres entre professionnels au cours de dix colloques internationaux, huit soirées-débats et conférences et sept expositions. De plus, trois résolutions ou chartes internationales importantes ont été signées à Chambéry. 70 000 personnes ont participé à ces manifestations, venues de France mais aussi de quarante pays et quatre continents.

 

Quelles sont, pour vous, les raisons de ce succès ?

Le mérite en revient à la qualité du programme très ambitieux que nous avons proposé aux participants. Nous n’avons pas pris des chemins de randonnée trop empruntés mais des chemins de haute montagne plus escarpés.

Les participants internationaux et français nous ont suivis parce que nous avons abordé des sujets originaux, ciblés, pointus, variés.

Quel est le point commun entre un éleveur de lamas, un médecin qui traite des fractures de snowboard,

un policier scientifique, un spécialiste des grandes catastrophes, un viticulteur d’altitude, une femme afghane, un amateur de photos rarissimes… ? Ils se sont tous retrouvés à Chambéry cette année !

 

Comment l’expliquez-vous ?

Les communautés montagnardes, dans tous les pays, vivent un peu de la même manière, sont soumises à des conditions de vie plus difficiles, ont été façonnées d’une façon qui peut se ressembler mais ont réagi différemment.

Les thèmes que nous avions arrêtés étaient fédérateurs et permettaient des échanges en profondeur. 
 

Cette Année Internationale des Montagne a-t-elle bien servie l’image "montagne" que se forge Chambéry ?

Oui, indéniablement. Les retombées positives sont déjà engrangées.

À Chambéry, nous avons fait parler de la montagne d’une façon originale. Nous avons  brassé des idées, fait bouger les choses, échanger des expériences, susciter des rencontres entre professionnels, spécialistes, passionnés.

L’économie locale en a bénéficié immédiatement ; les participants sont restés en moyenne trois jours dans notre ville. Nous avons conforté notre image de "ville congrès", de capitale de la montagne sur laquelle nous travaillons depuis plusieurs années, amplifiée, il y a deux ans, par la tenue à Chambéry, du Forum mondial de la montagne.

Le projet "Maison des Parcs " viendra encore renforcer notre positionnement.

 

Cette Année Internationale des Montagnes a constitué un énorme travail pour une structure nouvellement créée ?

C’est vrai. Nous avons créé l’association Montanea il y a un an. Elle réunit cent trente membres issus de tous les secteurs professionnels exerçant en montagne. Par convention, les actions qu’elle détermine sont mises en œuvre par le service promotion de la ville, disposant, lui-même de peu de personnel. Je tiens d’ailleurs à souligner sa compétence et à l’en remercier, notamment Monique Marchal qui a su conduire, avec sa petite équipe, ce programme ambitieux. Je remercie également nos partenaires institutionnels, l’État, la DATAR, la Région, le Conseil général de la Savoie, la Scène nationale André Malraux et la Ville de Chambéry, mais aussi privés, le Crédit Agricole des Savoie, EDF-GDF, le groupe Carrefour, la SAIEM, le STAC, la CCI, le Dauphiné Libéré et France Bleu Pays de Savoie. 

 

Parlons du Festival international des métiers de montagne, maintenant.  Que dire de l’édition 2002 qui se tient du 27 novembre au 1er décembre ?

Que l’esprit reste résolument le même : il est un lieu de rencontres de professionnels autour des métiers de la montagne. Cette formule continue à assurer notre succès : nous y accueillons, à chaque édition, une moyenne de 20 000 visiteurs. Une tendance s’accentue : celle d’organismes qui profitent de la tenue du festival pour tenir leur propre réunion interne. Professionnels français et étrangers seront encore plus nombreux cette année.

Ils se retrouveront autour de tables rondes, de carrefours, d’animations… dont les sujets sont, là encore, très ciblés.

Et, autour des trois villages qui sont un peu l’âme du festival : celui des professionnels, celui de l’emploi et celui de la formation. Toutes les animations et les rencontres s’inscrivent toujours dans le même esprit : faire découvrir les métiers de la montagne.

La permanence de l’âme du festival repose également sur l’engagement des maîtres d’œuvre et de l’enthousiasme de plus d’une centaine de jeunes volontaires de Savoie et du Jura.

 

Chambéry a d’ailleurs valeur d’exemple…

Il est exact que certains de ces thèmes abordés lors de l’Année Internationale des Montagnes ont été repris par la suite et ailleurs.

En outre, une délégation de la ville de Brest est venue avec nous parler de l’organisation d’un Festival international des métiers de la mer. C’est tant mieux et c’est notre fierté. L’image du festival en sort grandie.

 

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Altaï, Le Venezuela et l’Algérie en délégation à Chambéry (2002)

 

Trois délégations étrangères de montagnards sont présentes, cette année, sur le Festival :

Chambéry accueille, à nouveau, une délégation de Vénézuéliens, venu d’un pays que l’on peut considérer comme un habitué du festival puisqu’il revient après un premier séjour lors de la dernière édition. Objectif : rencontrer des professionnels travaillant notamment dans les filières agricole et touristique (voir interview de Yves Lesenfants).   

 

L’Algérie est également présente par la venue d’une délégation de Tikjda, une station touristique et sportive de montagne, fondée dans les années 30 à 1 600 mètres d’altitude. Située au cœur du Parc national du Djurdjura, elle compte des sommets de plus de plus de 2 000 mètres.

Les membres de la délégation viennent pour rencontrer des professionnels et mettre en place de nouvelles coopérations.

 Enfin, le festival accueille une délégation du massif de l’Altaï.

À l’origine de cette venue, quatre chambériens (dont le docteur Jean-Michel Dunand et Eric Brunat, à l’initiative du déplacement de cette délégation) qui découvrent, il y a trois ans, à cheval, cette région mythique. L’accueil est chaleureux, la demande d’ouverture est forte et décision est prise d’instaurer des échanges suivis pouvant aboutir, notamment, à la mise en place d’une structure de développement touristique. L’échange d’expériences entre les montagnards des deux pays est intéressant puisque les deux massifs connaissent des conditions climatiques et géologiques très similaires.

 

Première concrétisation :

le séjour chambérien d’une délégation qui se compose de deux spécialistes en sécurité et en secours en montagne, d’un professionnel du tourisme, d’un universitaire, géologue spécialiste des glaciers qui nouera des contacts avec ses confrères de l’université de Grenoble, et d’un représentant du gouverneur de la région de l’Altaï.

Leur carnet de rendez-vous est très chargé : pendant une semaine, les contacts seront nombreux et devraient donner lieu à la naissance de coopérations.

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2002, une année de montagne à Chambéry

Chambéry, point focal français de l’Année Internationale des Montagnes, a été l’occasion, pour l’association Montanea d’organiser des manifestations qui ont, toutes, connues un grand succès. Rappel des faits…

 

Ø      Dix colloques internationaux…

Les conflits en montagne, police scientifique Interpol, rôle de la femme en montagne, secours en hélicoptères, villes classées et risques naturels, traverser les montagnes, parcs et espaces réservés, élevage, secours par les pisteurs-secouristes, santé et montagne.

 

Ø      Neuf soirées-débats et conférences…

Conflits, femmes, enfant et imaginaire, éthique et défi, Aziz Afghan, Albert Jacquard, Christine Janin, ouverture et clôture de l’année 2002.

 

Ø      Sept expositions sur la montagne…

Musée Savoisien, Chapelle Vaugelas, Espace Malraux, médiathèque, Galerie Euréka, galerie du Larith

 

Ø      Une action Humanitaire

Montanea a profité de cette année pour mener une action humanitaire en faveur

d’un pays de montagne particulièrement touché par la guerre : l’Afghanistan.

L’ambassade de France et les militaires du 7e BCA de Bourg-Saint-Maurice, en mission à Kaboul, identifiaient un lycée : " Aziz Afghan ", recevant 4 800 élèves.

Un compte, ouvert et géré par l’étude maître Sannino, reçoit les dons des Savoyards et des Chambériens jusqu’à la fin de l’année. Les sommes perçues seront intégralement reversées. Une soirée au théâtre Charles Dullin, animée avec talent pour le groupe chambérien Couleurs du temps  a contribué à alimenter ce compte.

 

Ø      Trois signatures…

Trois résolutions ou chartes internationales ont été signées à Chambéry :

• " Le rôle des femmes en montagne "  (présentée à Johannesburg, finalisée à Timpu, actée à Bishkek)

• " Villes de montagne et risques naturels "

• " espaces protégés en montagne "

 

Ø      … Et de belles fêtes

Lancement de l’Année Internationale des Montagnes, le Festival de la bande dessinée, l’emmontagne en ville, des démonstrations d’hélicoptères venus d’Europe et le Festival international des métiers de montagne.

 

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Le festival, passerelle entre les Andes et les Alpes

 Il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Sauf à Chambéry où le Festival international des métiers de montagne a permis de développer relations et projets entre partenaires alpins et andains.

Le parcours d'Yves Lesenfants est pour le moins peu commun. Belge, passionné par la montagne, il s'est installé depuis de nombreuses années dans les Andes, au Venezuela pour y créer une fondation, Andes Tropicales, dont il est le directeur. Son objectif : travailler sur des projets de protection de l'environnement. Mais contrairement aux pratiques des grandes fondations, américaines notamment, impliquées dans la région, il ne s'agit pas pour lui "de mettre la montagne sous cloche". Bien au contraire : "Nous essayons de faire évoluer l'idée qui consiste à associer sauvegarde de l'environnement et déserts protégés. Pour nous, protéger l'environnement, c'est développer des outils socio-économiques dans le cadre de projets qui s'adaptent aux besoins des populations locales." Avec l'aide de l'Union européenne, la fondation a développé dans cet esprit un premier projet dans les Andes centrales visant à améliorer la rentabilité de l'agriculture et de rationaliser l'utilisation des terres de façon à éviter l'accroissement des surfaces cultivées au détriment des zones sensibles. Tout en faisant en sorte que les espaces protégés soient intégrés au processus de développement. Depuis, les efforts de la fondation se sont entre autres concentrés sur la création d'activités touristiques susceptibles d'offrir aux agriculteurs un retour économique substantiel à court terme. Ainsi, le premier GR andain va être créé dans les prochains mois, permettant des retombées directes au profit des populations, via l'hébergement et la fourniture de certaines prestations comme la location de chevaux.

Pour conforter ses projets, Yves Lesenfants a souhaité développer ses relations en Europe. C'est à Chambéry, lors du festival 2000, qu'il a trouvé les interlocuteurs qui lui étaient nécessaires.

 

Quand on travaille au Venezuela sur des projets comme ceux-là, en quoi peut-on être intéressé par ce qu'il se passe à Chambéry et au festival des métiers de montagne ?

La relation avec Chambéry a été engagée il y a deux ans, lors de la précédente édition du festival parce que la ville avait développé toute une dynamique sur le thème de la montagne qui nous paraissait répondre à certaines de nos préoccupations. Chambéry s'est par ailleurs fortement impliquée dans le cadre de l'année internationale des montagnes en devenant le point focal pour la France, mais avec une activité qui a largement débordé les frontières nationales. À partir de là, nous avons entretenu cette relation à travers diverses réunions et décidé de nous rapprocher le plus possible. Notre projet a servi de camp de base pour la constitution d'un réseau andain susceptible de reproduire les techniques et méthodologies mises en œuvre en Europe et notamment dans les Alpes. Dans cet esprit, les représentants de la ville sont intervenus l'année dernière au Venezuela à notre invitation pour présenter leurs projets concernant la montagne à nos partenaires andains.

À la suite de cela, un rapprochement a été opéré avec le réseau alpin, car il est particulièrement important de s'associer, de créer des réseaux et des synergies pour échanger et être plus efficace. Dans ce cadre, Chambéry occupe une place tout à fait stratégique ; nous envisageons d'ailleurs la ville un peu comme notre camp avancé en Europe, notamment en nous impliquant notamment au sein de la Maison des parcs.

 

Quels sont les enjeux d'une telle relation entre les Andes et les Alpes ?

Des pays comme le Venezuela sont des partenaires économiques importants, que ce soit pour la France en particulier ou pour d'autres pays européens.

Pour développer ces relations, il est donc essentiel pour les Européens d'accroître le niveau de compétences des pays partenaires. Les projets concernant la montagne entrent dans cette perspective ne serait-ce que pour éviter que les Andains reproduisent les erreurs commises en Europe en bénéficiant de l'expérience acquise ici. L'objectif est bien que les Andains accèdent le plus rapidement possible à des conditions de vie meilleures. L'Union européenne, tout comme l'État français, est sensible à cet objectif puisque nous recevons d'elle un appui constant depuis sept ans.

 

En regroupant les partenaires socio-économiques et institutionnels de la montagne, le festival vous a finalement permis de gagner un temps précieux en vous donnant la possibilité de les rencontrer en même temps et dans un même lieu…

C'est tout à fait exact puisque le festival m'a permis de nouer de nombreuses relations, d'avoir des échanges avec des gens de terrain qui ont accumulé une expérience considérable. Chambéry constitue pour nous une plate-forme d'échange tout à fait essentielle pour le développement de nos projets en relation avec des partenaires alpins.

Nous devons maintenant concrétiser l'idée de coopération avec le réseau alpin et nous ouvrir sur un monde extrêmement riche de savoir-faire et d'expérience en matière de gestion du territoire et de développement touristique.

 

Contact : Yves Lesenfants

- ylesenfants@andestropicales.org  - www.andestropicales.org

 

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Village mode d’emploi

 

Le Village de l’emploi à pour vocation de faire mieux connaître aux visiteurs les moyens dont ils pourraient bénéficier dans le cadre d’un projet personnel de recherche d’emploi et de formation. Quelles sont ces prestations ? Rencontre avec Dominique Clochon, directrice déléguée de l’ANPE de Savoie et Annie-Claude Chapuis, première conseillère ANPE, puis avec Jean-Jacques Berthon, directeur de l’AFPA de Savoie.

 

Dominique Clochon et Annie-Claude Chapuis

 

Que peut-on attendre de l’ANPE sur son stand du festival ?

Nous avons voulu axer nos prestations au festival sur les services à distance, c’est-à-dire l’aide à l’utilisation du site Internet anpe.fr pour la recherche d’offres d’emploi.

Il s’agit donc d’apprendre à nos visiteurs sur le stand à naviguer pour tirer le meilleur profit d’une connexion et trouver le plus rapidement possible les informations recherchées. Cela s’adresse naturellement aux personnes qui n’ont pas une maîtrise suffisante d’Internet pour utiliser le site au mieux. Il faut aussi rappeler

que ce site est le plus important en France dans le domaine de l’emploi et qu’il a été coté quatre étoiles dans une étude comparative des sites consacrés à l’emploi.

 

Que trouve-t-on sur ce site ?

Les offres enregistrées sur le système informatique de l’ANPE en France, dans leur très grande majorité. Qui plus est en accès libre pour la moitié d’entre-elles, c’est-à-dire avec les coordonnées des entreprises ou avec les modalités à accomplir pour communiquer sa candidature, notamment lorsque l’employeur a demandé à l’ANPE d’opérer une première sélection sur CV par exemple.

 

De quelles autres prestations les visiteurs peuvent-ils bénéficier sur votre stand ?

Des conseillers, une dizaine, sont présents pendant toute la durée du festival pour réaliser des entretiens avec les personnes qui le souhaitent, soit pour parler de leur projet de formation ou d’emploi, soit pour les aider dans la recherche d’un emploi, l’élaboration d’un CV, la préparation d’un entretien d’embauche, etc.

 

Finalement, vos prestations ici sont identiques à celles qu’on pourrait trouver dans une agence ?

La palette de nos prestations au festival est forcément moins étendue que ce que propose une agence. Il s’agit d’une

représentation des services que nous pouvons offrir, ne serait-ce que parce que nous ne pouvons pas délivrer ces services de façon entière et totale pendant les cinq jours que dure le festival.

Dans les agences, nous réalisons par exemple des ateliers d’une durée de trois heures, regroupant plusieurs demandeurs d’emploi sur différents thèmes. Nous ne pourrions pas faire cela dans les mêmes conditions qu’en agence.

 

Quels sont les services que propose l’ANPE dans ses agences ?

Je ne pourrais qu’inciter les personnes à la recherche d’un emploi à se rendre dans les agences tant il est vrai que nos services sont nombreux et adaptés à des situations variées. Nous proposons des aides aux demandeurs d’emploi pour bâtir leur projet professionnel, pour préparer et optimiser leurs recherches, se présenter, repérer les offres correspondantes, répondre aux annonces, c’est-à-dire tout ce qui entre dans une démarche de recherche d’emploi. Tout cela a différents niveaux, en fonction des personnes, de leur projet et de leur connaissance du marché de l’emploi. Mais les aides peuvent éventuellement être beaucoup plus importantes, c’est-à-dire se prolongeant sur

des durées de plusieurs mois pour contribuer à la réussite de leur projet d’insertion professionnelle. Notre premier service reste néanmoins la mise en relation sur les offres, car notre mission porte bien sur le travail d’intermédiation entre la demande et l’offre.

 

Avez-vous une démarche particulière pour ce qui concerne la montagne et les emplois saisonniers ?

Il est bien certain que les stations, desquelles émanent de nombreuses offres d’emplois saisonniers, induisent une part très importante de l’activité de nos agences, en Savoie et sans doute dans les autres massifs montagneux.

Pour ce qui concerne plus particulièrement le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, nous organisons chaque année un salon spécialisé, qui vient de se dérouler, permettant de mettre en relation directe employeurs potentiels et demandeurs d’emplois saisonniers.

Il faut par ailleurs rappeler que les agences des différents massifs concernées par ce travail saisonnier sont regroupées au sein du réseau A3 qui permet d’optimiser la mise en relation entre l’offre et la demande.

 

 

Jean-Jacques Berthon

 

Quelles sont les complémentarités entre ANPE et AFPA ?

Nous dépendons du même ministère, celui de l’Emploi et de la Solidarité. Nous avons donc une mission de service public qui constitue la part la plus importante de notre activité. Nous travaillons aux côtés de l’ANPE pour ce qui touche à l’orientation dans le cadre d’une démarche de partenariat : l’ANPE reçoit les demandeurs d’emploi ; ceux dont le projet personnel n’est pas clairement défini sont envoyés vers le service d’orientation de l’AFPA qui

contribue à mieux formaliser le projet. L’orientation se fait aussi bien sur le dispositif AFPA que sur d’autres, en fonction des besoins de formation des personnes concernées. Cela dit, si le noyau central de ce dispositif comprend la Direction départementale du travail, l’ANPE et l’AFPA, il comprend aussi d’autres partenaires comme le Droit des femmes et la DASS.

Ce sont les cinq composantes du service public de l’emploi en France. Les institutions régionales sont elles aussi impliquées dans ce dispositif avec les animateurs territoriaux, par exemple.

 

Un demandeur d’emploi doit-il donc nécessairement passer au préalable par l’ANPE avant d’entrer en relation avec vos services ?

Pas nécessairement ; tout demandeur d’emploi peut se mettre en relation avec nous quand il le souhaite, ne serait-ce que pour être renseigné sur tout ce qui est validation de son passé professionnel de l’expérience acquise, pour en faire le bilan.

 

Quel est le coût moyen des formations que vous proposez ?

Nos stagiaires sont rémunérés, hébergés gratuitement et disposent d’un service de restauration.

 

Comment s’opère la sélection des candidatures ?

Le terme de sélection est impropre, même s’il a fait partie de ce que l’on a reproché à l’AFPA par le passé. L’offre de services de l’AFPA est telle aujourd’hui qu’on ne peut plus parler de sélection, mais plutôt d’appui au parcours personnel en donnant au minimum un conseil au demandeur d’emploi sur ce qu’il est susceptible de trouver

à l’AFPA, comme en dehors, concernant les formations les mieux adaptées à son cas.

Il arrive cependant que des candidatures soient refusées, notamment s’il s’avère que le projet des personnes concernées ne peut être validé. Cela étant, le refus s’applique alors sur la formation demandée, mais une proposition est faite pour apporter une réponse au problème posé.

Il ne peut y avoir chez nous de refus de service ; nos réponses doivent être adaptées à chaque personne.

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Tout le Village de l’emploi

 

L’ANPE et l’AFPA ne constituent pas à elles seules l’offre de services présente au sein du Village de l’emploi. Vous pourrez aussi bénéficier des conseils et prestations de la Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnels de Savoie, de ADIA, agence de travail intérimaire notamment spécialisée sur l’emploi en montagne, d’Adecco, société d’intérim, d’Anact-Aravis, de l’Association Grandir Ensemble, de la CFDT, d’Euralp, de Fongecif, de la Maison de l’information et de la formation et de l’emploi, de Mission locale jeunes de Savoie et de la Mutualité de Savoie .

 

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Formations Métiers de la montagne : quels besoins nouveaux ?

 

Face à l’émergence de nouveaux métiers en montagne, les organismes de formation des deux Savoie s’adaptent. C’est l’objet d’un carrefour ce jeudi 28 novembre. Illustration avec deux exemples : le Centre de formation aux métiers de la montagne à Thônes et le Lycée des métiers de la montagne à Saint-Michel-de-Maurienne.

 

Créé en 1963, rebaptisé de son nom actuel en 1978, le Centre de formation aux métiers de la montagne est un établissement privé du réseau des Maisons Familiales Rurales. Chaque année les vingt-cinq employés, dont 14 formateurs, accueillent près de 200 élèves. L’établissement est l’un des seuls du secteur privé à proposer une double formation allant jusqu’au BTS pour le scolaire et avec une telle diversité en ce qui concerne la préparation spécifique " montagne ". Le CFMM prépare en effet ses élèves, à devenir moniteur de ski (alpin ou nordique), moniteur d’escalade, pisteur-secouriste, aspirant guide ou accompagnateur en montagne, selon leurs préférences, leur âge et leur niveau.

Pour ce qui est de la formation scolaire, " à l’origine elle était très agricole. Mais nous nous sommes adaptés à l’évolution des besoins en montagne, explique Richard Lambert, directeur du CFMM. Depuis 2000, nous proposons un BEP agricole Aménagement et entretien de l’espace rural et, depuis la rentrée 2002, un bac technologique Sciences et technologies de l’agronomie et de l’environnement. "

Les débouchés sont plus nombreux : l’agriculture toujours, mais aussi les services techniques des collectivités, l’ONF, les stations…

Pour le directeur, qui insiste au passage sur l’importance de l’alternance et des stages qu’effectuent tous

les élèves chez des professionnels de la montagne, l’avenir est à la pluriactivité. " C’est l’un des secrets du plein emploi en montagne : avant la saisonnalité était un handicap. Avec la pluriactivité, elle va devenir un atout. "

 

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Le lycée des métiers de la montagne s’adapte aux évolutions technologiques.

 

Labellisé l’an dernier " lycée des métiers ", le lycée professionnel de St-Michel-de-Maurienne propose depuis près de quarante ans une formation professionnalisante, allant du CAP au post-bac.

Cette formation comporte des filières généralistes : CAP et BEP de travaux public, chauffagiste, électrotechnique ou vente, puis bac pro organisation et gestion des travaux. Mais elle peut aussi être plus spécialisée vers les métiers de la montagne, avec les CAP-BEP transport par câble-remontées mécaniques, le bac pro maintenance des ystèmes automatisés et la FCIL nivoculteur (production de neige de culture).

"  L’objectif est de permettre aux jeunes attirés par la montagne de rester travailler au pays en devenant des pluriactifs, explique Guy Caron, proviseur du lycée.

Pour cela nous sommes évidemment très attentifs aux évolutions des métiers de la montagne.

Pour preuve, nous avons créé l’an dernier la Formation complémentaire d’initiative locale (FCIL) nivoculteur.

Une telle formation n’existait pas dans l’Education nationale.

Son contenu a été élaboré avec le Syndicat des téléphériques français et si elle se pérennise, elle débouchera peut-être sur un diplôme national. "

Mais le lycée des métiers de la montagne ne mériterait pas vraiment son nom s’il n’accueillait pas une section " ski de haut niveau " et s’il ne proposait pas à tous ses élèves, en complément de la formation scolaire (du coup le BEP se fait en trois ans au lieu de deux), une préparation aux brevets d’Etat de ski ou d’accompagnateur en montagne. Préparation dans laquelle le taux de réussite dépasse les 80 %.

 

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La montagne accessible à tous

 

Depuis plusieurs années, l’accueil en montagne des personnes en situation de handicap se développe. Normal donc que le Comité handisport de Savoie soit présent au festival. Autant pour informer son public que pour sensibiliser tous les valides.

 

La Fédération handisport gère toutes les activités sportives des personnes en situation de handicap physique et visuel. Son antenne en Savoie, le Comité handisport Savoie, est évidemment très présente sur le créneau des activités de montagne.

" Notre mot d’ordre c’est : la montagne accessible à tous, explique Gérard Thievenaz, conseiller technique départemental. Le handicap est une situation très relative : quand les infrastructures et l’encadrement sont adaptés, le handicap est considérablement réduit. " Pour l’encadrement, le Comité propose des sessions de formation débouchant sur une Certification de qualification handisport et pour celles et ceux qui désirent aller plus loin, un brevet d’État handisport a été créé.

Pour ce qui est des infrastructures, de grands efforts ont été faits ces dernières années. À l’initiative du Comité handisport Savoie, des brochures récapitulant, station par station, les aménagements (infrastructures et encadrements) réalisés en faveur des personnes en situation de handicap, ont été éditées.

" Les progrès sont constants car le créneau est porteur. Aujourd’hui tout le monde communique autour de l’accueil des personnes en situation de handicap. Mais il reste toujours beaucoup à faire, commente Gérard Thievenaz. Ce qui manque encore c’est une approche cohérente et globale de la question par tous les acteurs : collectivités, hébergeurs, professionnels du tourisme… "

La présence du Comité au festival se veut donc à la fois un service pour les personnes concernées (présentation du Comité et des clubs handisport de Savoie, brochures…) et une action de sensibilisation.

 

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Education à l’environnement : un retard à combler

 

C’est un paradoxe : alors que la montagne est un milieu encore plus fragile que les autres, c’est dans les zones de montagne que les métiers de sensibilisation à l’environnement ont le plus de mal à se développer.

Est-ce un manque de volonté ? " En partie, mais c’est surtout un manque d’information et de connaissances ", répond Jean-Luc Chautagnat, de l’association savoyarde Oxalis (massif des Bauges) et membre du Collectif régional d’éducation à l’environnement (CREE). D’où la présence sur le salon cette année – c’est une première – du CREE, organisateur d’un carrefour sur le thème de la sensibilisation à l’environnement, jeudi 28 novembre.

" Le but de ce carrefour  et du stand que nous présentons parallèlement est de rappeler que plusieurs formations existent et qu’elles peuvent déboucher sur des métiers spécifiques, comme éducateur à l’environnement par exemple, poursuit Jean-Luc Chautagnat. Mais notre objectif est aussi de sensibiliser tous les professionnels de la montagne aux thèmes de l’environnement : la faune et la flore mais aussi les paysages, les déchets, l’assainissement, l’aménagement du territoire… "

Le carrefour du CREE se divisera donc en deux parties : la première évoquera le rôle des professionnels de la montagne dans l’éducation à l’environnement et la seconde les formations spécialisées. Les intervenants, formateurs et professionnels, feront l’état de l’existant et des développements possibles et croiseront leurs expériences pour faire le point de la situation dans les divers massifs (Alpes, Massif Central, Vercors, Pyrénées) dont ils sont originaires.

 Contact : Jean-Luc Chautagnat

Oxalis : 04 79 63 36 97

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La presse alpine en réseau

 

Une " première " dans la presse transfrontalière alpine. à l’initiative du Club de la Presse des Pays de Savoie, présidé par Bruno Fournier et réunissant 120 journalistes, correspondants de presse et " communicants " des deux départements de la Savoie, une grande " première " s’est déroulée au cours de la journée d’ouverture du  Festival 2002 : la réunion des Clubs de la presse ou associations de journalistes du massif alpin.

Étaient présents : le Club de la Presse de Genève, l’association de la presse Valaisanne, l’association de la presse du Val d’Aoste, l’ordre des journalistes du Val d’Aoste, une forte délégation de l’ordre des journalistes de Turin (ainsi que les responsables du bureau de presse de la région de Turin) et de nombreux représentants du Club de la Presse des Pays de Savoie.

Quelques journalistes lyonnais et régionaux avaient tenu à s’associer à cette grande " première " a double objectif :

• se rencontrer et mieux se connaître,

• déterminer des axes de travail en commun autour de la problématique transfrontalière  qu’est la montagne.

Une rencontre annuelle et tournante pourrait, dans les années qui viennent, se concrétiser autour d’événements ou de manifestations  " montagne ".

En tous cas, une chose est sûre : après une visite complète du festival (et de l’exposition sur les secours en montagne qui se tient à la chapelle du lycée Vaugelas), il y a de grandes chances pour que les participants (impressionnés par le niveau et l’intérêt de la manifestation chambérienne) se retrouvent pour l’édition 2004 du Festival autour d’un thème structuré.

 

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Quelle agriculture pour quelle montagne ?

 

Loi montagne, politique agricole commune, directives européennes : comment l’agriculture montagnarde évolue-t-elle dans ce contexte ? Les avis croisés de Claude Muyard, Jurassien vice-président de l’association nationale des élus de la montagne, et de Fernand Léger, éleveur d’ovins et président d’un groupement pastoral en Tarentaise.

 

Claude Muyard

 

La loi montagne est en court de toilettage après un travail d’information d’une commission sénatoriale. Quelles sont selon vous les mesures qui devront être arrêtées dans ce cadre pour contribuer au maintien, sinon au développement des activités montagnardes ?

La commission sénatoriale intervient dans le même esprit que la commission des parlementaires qui avait travaillé préalablement à l’adoption de la loi. C’est très important pour aborder la réflexion sur le fond. Le premier résultat de tout cela – c’est en tout cas que pense l’ANEM –, consiste à dire qu’il convient d’envisager les choses dans la globalité. La loi s’est progressivement spécialisée en s’intéressant à de nombreux aspects techniques, abandonnant un peu de sa vocation de loin d’orientation originelle. Dans cet esprit, tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut retrouver un équilibre entre tourisme, agriculture, artisanat et industrie, car on sait ce que donne la trop forte spécialisation de régions dont l’activité est concentrée sur un seul de ces secteurs. Il faut retrouver les équilibres en donnant à cette notion un caractère de principe fondamental, car si un secteur est dominant, cela va immanquablement créer des nuisances de toutes sortes, sociales, économiques ou encore environnementales, au détriment de la qualité de vie des montagnards. Dans le discours actuel sur la décentralisation, un aspect me paraît particulièrement important : l’inscription dans la Constitution du droit à l’expérimentation. Cela va aller à la montagne comme un gant, même s’il faudra prendre garde qu’on ne fasse pas les choses n’importe comment. Nous pourrons réinventer les groupements d’employeurs public-privé qui sont impossibles aujourd’hui alors qu’ils seraient bien nécessaires ; nous pourrons imaginer des conventions collectives qui permettraient d’associer différents professionnels en fonction de leurs besoins ou de besoins locaux.

Même si les valeurs sont partagées, il existe naturellement des différences entre les vallées des massifs qui induiraient une différentiation des mesures prises en fonction des caractéristiques locales. C’est ce que devrait permettre le droit à l’expérimentation.

 

Comment l’agriculture montagnarde pourra-t-elle envisager alors son avenir ?

D’une manière générale, l’agriculture vit très mal le débat qui associe agriculteurs, entretien de la nature et production. Nous avons en montagne les ressources pour montrer que si l’agriculture a pour principale vocation l’entretien de la nature, les productions ne seront pas de bonne qualité. L’agriculture de montagne s’est toujours inscrite dans la démarche de la qualité, ce que nous pouvons aisément constater sur certains produits comme les fromages. Dans le domaine des productions agricoles, le mot montagne ne peut être associé qu’au mot qualité. Dans une perspective environnementale, la clé de l’organisation de l’agriculture n’est pas la seule sauvegarde de l’environnement mais l’idée que des productions de qualité ne peuvent être envisagées qu’à la condition qu’elles ne soient pas nuisibles à la nature. Un exemple : on ne produira jamais un bon lait en faisant brouter les vaches sur une prairie dont l’herbe serait souillée par je ne sais quel produit chimique ; par voie de conséquence, la qualité du fromage en souffrirait inévitablement. Sur ces principes, la montagne a quelques longueurs d’avance puisque la notion de la qualité y est bien ancrée et depuis longtemps. Par ailleurs, l’Appellation Montagne, prévue dans le cadre de la loi, est à nouveau d’actualité. Cela va nécessairement créer des débats, mais l’idée ne fera que renforcer l’image des produits montagnards, même nous pouvons facilement imaginer que la gestation ne se fera pas sans problèmes. Avec ce label de qualité, associé à des exigences très fortes, la montagne va certainement ouvrir des portes et des marchés nouveaux.

 

Comment les agriculteurs de montagne vivent-ils les mesures qu’on veut leur imposer sur l’hygiène par exemple ou les modes de productions ? Ces mesures sont-elles compatibles avec la notion de qualité ?

J’ai le sentiment que la pression de l’administration française est un peu moins forte, en tout cas à travers ce que j’ai constaté dans le Jura. Est-ce le cas partout ? On fait volontiers porter le chapeau à la Commission européenne.

Avec ses directives, la Commission ne fait que fixer des objectifs à atteindre. En France, on en fait des préalables, on fait preuve d’un zèle inutile, voire…

Bon, il s’agit là d’un sentiment personnel. Par ailleurs, on sait aujourd’hui que les excès de mesures sont source de nouveaux problèmes. Nous l’avons bien vu à travers tout ce qui a été fait en matière d’hygiène et les ontaminations bactériologiques de certains produits qui en ont été parfois la conséquence.

L’esprit d’auto-développement qui prévaut en montagne, va permettre d’amener des choses beaucoup plus fortes que les règlements, souvent contestés voire inappliqués par ce que l’économie aujourd’hui ne permet pas de financer les mesures qui en découlent.

La seule loi qui importe est de satisfaire le consommateur, tant du point de vue de la qualité que sur le plan sanitaire.

Au dernier concours des fromages de montagne, j’ai pu constater que ce discours s’impose progressivement aux gens du ministère de l’Agriculture.

Le fromage au lait cru aura encore droit de citer, alors que l’Europe n’a pas grand-chose à voir dans cette affaire. Dès lors, le discours anti-européen me paraît quelque peu gênant.

 

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Fernand Léger

 

Quel est votre métier ?

Je suis éleveur d’ovins essentiellement, des reproducteurs uniquement. À travers le groupement pastoral qui regroupe trois autres éleveurs, le cheptel de 2 000 à 2 500 têtes permet aussi de faire travailler trois bergers. Cela crée une dynamique non négligeable dans un village comme le nôtre, qui compte à peine plus de cinquante habitants. Je travaille avec des animaux de souche locale, rustique…

 

C’est-à-dire en contradiction totale avec les normes qui prévalent en matière de consommation…

Oui ; on veut de l’agneau d’alpage, mais à condition que l’on puisse vendre aux consommateurs un gigot bien rond, bien standardisé. Je considère qu’on est en montagne, que nous bénéficions de l’avantage de trouver de l’herbe en altitude ; à partir de là, il faut que les bêtes soient capables d’exploiter les atouts dont nous disposons, donc qu’il est nécessaire d’élever des races locales habituées aux contraintes de la montagne.

Je ne veux pas de ces chèvres implantées en montagne, qui produisent du lait en quantité supérieure, incapables d’aller en alpage, qui doivent être rentrées quand il fait trop chaud ou trop froid, quand il pleut… Quelles que soient les bêtes, elles doivent vivre bien, dans un environnement qui leur convient.

 

Comment concilier ces valeurs avec les contraintes du marché, les règlements qui tendent à tout normaliser, à tout encadrer, etc ?

Cela pose de moins en moins de difficultés. Nous avons pris conscience qu’il était nécessaire de préserver les races rustiques, les éleveurs et l’administration aussi. C’est en tout cas ce que je crois. Bon, les éleveurs de bovins perçoivent des aides dont ne bénéficient pas les éleveurs d’ovins et caprins. Pas encore et c’est dommage. Préserver les races rustiques ne relève pas que de la passion ; on sait bien qu’à partir du moment où les bêtes sont adaptées, elles nécessitent beaucoup moins de soins vétérinaires. Mes brebis sont encore dans la neige aujourd’hui, elles ne sont pas malheureuses, au contraire, alors que des confrères qui élèvent des races plus productives les ont déjà rentrées au foin depuis un mois. Il ne faut pas leur jeter la pierre, même s’ils se trompent, car le marché est demandeur de ces animaux entrant davantage dans les normes de consommation.

On a décidé dans les années 60 que l’agriculture devait être comme ça, que la Holstein devait être une vache à pisser du lait, le plus possible, qu’il y aurait des moutons qui feraient quantité de gigots bien ronds en travaillant sur les masses musculaires, etc. Cela étant, il y a prise de conscience et j’en suis heureux.

 

Vous avez donc une vision plutôt optimiste de l’avenir ?

Tout n’est pas gagné. Il y a de la place pour celles et ceux qui voudront faire de ce métier leur avenir, à condition qu’ils aient la compétence, la passion et qu’on leur donne la possibilité de le faire, c’est-à-dire qu’ils puissent disposer de surfaces suffisantes. Les choses ont évolué. Par exemple, nous avons aujourd’hui des réunions entre agriculteurs et dirigeants de station de sports d’hiver, pour échanger et ainsi mieux se comprendre pour trouver les convergences. Croire à cela à la fin des années 70 était complètement fou. Il y a encore à progresser mais nous sommes sur la bonne voie, parce que nous communiquons mieux, grâce notamment à des manifestations comme le festival, et aux organisations qui travaillent dans notre sens, comme les sociétés d’économie alpestre de Savoie et de Haute-Savoie. Pour preuve, nous avons organisé la fête des alpagistes cet automne en Tarentaise : sur 200 personnes présentes, plus de la moitié était constituée de jeunes, garçons et filles, de moins de vingt-cinq ans. Ça veut dire quelque chose.

 

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Ne prenez pas l’ingénieur pour une pomme!

Olivier Marmet est ingénieur diplomé de l’école des Arts et Métiers de Lyon. Mais c’est surtout un amoureux de la nature et de la Savoie, d’où sa famille est origainire. Alors après quelques années passées dans l’industrie, le jeune homme a voulu renouer avec ses racines. Des racines de pommiers, évidemment. " Ma grand-mère produisait artisanalement du cidre dans les Bauges. ça a marqué mon enfance, raconte-t-il. Alors en 1999, après avoir suivi une formation en Normandie, la " Mecque " du cidre, je me suis installé à Novalaise comme producteur. "

Des vieilles variétés de fruits, les plus parfumées,  – 90 % de pommes et 10 % de poires, c’est la marque du cidre savoyard –  une absence totale de traitement chimique, des pressoirs à l’ancienne et une gazéification naturelle par fermentation, voilà le secret du cidre de Novalaise. La commercialisation s’effectue dans tout Rhône-Alpes, y compris dans des grandes surfaces. Avec ses deux collègues de Haute-Savoie (en Savoie, il est le seul à ne produire que du cidre) et la collaboration de 3 C et de Savoie Labo, Olivier Marmet a organisé un concours des cidres de montagne. Deux Basques, un Isérois et les trois producteurs des Pays de Savoie ont soumis leurs cidres – doux, brut ou " ancestral " - à l’appréciation de deux œnologues. Le verdict sera rendu ce vendredi après-midi.

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ADIA invente l’intérim pluriactif

 

La société de travail temporaire ADIA a innové en étant la première, et la seule pour l’instant, à s’être intéressée aux activités du tourisme en montagne. Dans un esprit qui apparaît finalement assez proche des us et coutumes montagnardes. Les explications de Jean-Pierre Tardy, responsable du département montagne.

 

Le travail intérimaire a-t-il une raison d’exister dans un secteur caractérisé par la saisonnalité et pluriactivité, qui plus est alors que le personnel apparaît assez fidèle aux stations où ils ont l’habitude de travailler ?

Notre marché est dans le manque de qualifications disponibles lorsque la saison est engagée. Un exemple : trouver un pisteur-secouriste lorsque à l’ouverture de la station est quasiment mission impossible.

Pour compenser cette carence, nous avons mis en place des plans de formation, en accord et en partenariat avec les organisations professionnelles concernées, qui nous permettent d’apporter les compétences nécessaires, aux pisteurs par exemple, et ainsi de répondre aux besoins des stations. Nous travaillions ainsi dans tous les secteurs d’activités économiques de la montagne, de l’hôtellerie-restauration à l’exploitation des domaines skiables en passant par le commerce. Notre objectif est d’avoir des gens qualifiés, dans une perspective de biqualification et de pluriactivité, ce qui nous permet de répondre avec les mêmes personnes aux demandes qui nous sont faites en été. Notre vision du travail intérimaire s’inscrit dans cette logique.

 

Quel est votre potentiel d’emplois ?

Pour ce qui concerne les domaines skiables, nous travaillons avec la plupart des exploitants les plus importants, y compris les groupes. Pour répondre aux besoins, nous disposons d’une vingtaine de pisteurs-secouristes de tous niveaux, pour rester dans cet exemple ; nous comptons un troisième degré en formation et cinq artificiers que nous avons formés. Par ailleurs, nous disposons de cinq dameurs, par exemple, de mécaniciens de remontées mécaniques, d’employés de remontées mécaniques, d’électromécaniciens, etc. Nous comptons aussi des gens susceptibles d’intervenir dans la gestion et l’administration des sociétés. Tout notre personnel technique est sous contrats et pour toute la durée de la saison, cela essentiellement dans les Alpes du Nord où nous réalisons 80 %

de notre chiffre d’affaires. Notre plan de développement s’inscrit dans une perspective nationale, voire internationale avec nos voisins Italiens.

 

On associe souvent le travail temporaire à la notion de précarité. Comment prenez-vous en compte ce problème ?

Une fois les missions d’hiver arrivées à terme, nous essayons autant que possible de proposer à notre personnel des missions d’été, cela de façon à lisser l’activité tout au long de l’année. Mais il n’y a pas plus de précarité dans un contrat de travail temporaire que dans un contrat à durée déterminée, qui sont quand même monnaie courante dans les activités touristiques. En revanche, la couverture sociale d’un intérimaire est bien supérieure à celle d’une

personne en CDD, qui plus est avec une prime de 10 % calculée sur les salaires perçus. Il est évident que pour les entreprises qui font appel à nos services, cela représente un coût, entre 16 et 20 % par rapport à ce que coûte un CDD, mais elles n’ont pas à gérer le personnel.

Cela étant, la montagne constitue un micro-marché ; par ailleurs, nous n’avons pas vocation à remplacer les CDD. Notre objectif est d’apporter des compléments aux stations, une souplesse qui leur permet de faire face à leurs besoins.

 

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À la découverte des Kalashs

La petite communauté montagnarde de l’Est du Pakistan est menacée par le tourisme et l’intégrisme musulman.

Sans une grève des contrôleurs aériens qui les a cloués au sol à Londres, l’homme d’affaires savoyard Jean Rivollier et l’ethnologue franco-espagnol Jordy Magraner ne se seraient jamais rencontré. " Pour moi ça a été un déclic, avoue Jean Rivollier. Jordy vivait depuis treize ans dans les vallées Kalashs, situées à la frontière de l’Afghanistan et du Pakistan. Il étudiait l’homme pongoïde, un des lointains ancêtres de l’homme, pour le compte de l’Institut de paléonthologie de Paris. Il avait appris la langue et les coutumes locales, était connu et apprécié de tous. " Si Jean Rivollier emploie le passé c’est que Jordy Magraner a été assassiné cet été, quelques semaines après avoir envoyé une lettre à Jean Rivollier où il faisait état des menaces dont il était l’objet. Des menaces émanant selon ce dernier des milieux islamistes. " Le conflit afghan post 11 septembre a poussé les taliban vers le Pakistan. Certains se sont installés dans les vallées Kalashs et tentent d’imposer l’islam radical à cette communauté de culture polythéiste. " Les trois vallées Kalashs regroupent environ 3 000 habitants qui ont vécu dans une quasi-autarcie jusque dans les années 1990. Depuis, la route transhimalayenne a apporté les touristes, trop souvent peu respectueux des traditions locales. Puis il y eu la guerre en Afghanistan et ses conséquences locales : " Aujourd’hui les Kalashs sont menacés de disparition, alors que cette civilisation est très riche en arts en savoir-faire ".

 

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Viticulture de montagne Pour une législation européenne

 

Après cinq jours de rencontres dans le cadre de " Turin capitale du vin ", les représentants de nombreuses régions viticoles de montagne ou à forte pente (venus d’Italie, de France, d’Espagne, du Portugal et de Suisse), 

se retrouvent ce vendredi soir à l’Espace Malraux pour partager leurs expériences et unir leurs efforts dans la défense de la viticulture de montagne. Beaucoup plus difficile et donc plus chère que la viticulture de plaine, la viticulture de montagne est aujourd’hui menacée. " Nous demandons la création d’une législation européenne

qui permette de sauvegarder les spécificités de la viticulture de montagne, insiste Silvio Ceretto Castigliano, de la Province de Turin. Car c’est une culture ancestrale, qui fait partie de l’identité de ces régions. La viticulture de montagne ce n’est pas seulement le vin. Elle a aussi des aspects paysagers et environnementaux, notamment dans la prévention des glissements de terrain, culturels et bien sûr touristiques. " 

D’où l’implication de l’office de tourisme de Chambéry aux côtés du Comité interprofessionnel des vins de Savoie et de la Fédération des vins " Alto Piemonte " dans l’organisation du colloque chambérien.

Et puis la viticulture de montagne c’est un goût particulier. " Plutôt des goûts ! , insiste Silvio Ceretto Castigliano. Alors que la globalisation uniformise tous les vins, les vins de montagne, eux, ont chacun leur identité. " Une identité qui rime avec qualité puisque toutes les régions présentes au colloque de Chambéry produisent des vins AOC.

 

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Les saisonniers en quête de statut

Si les problèmes des saisonniers occupent depuis quelques années le devant de la scène médiatique, sur le terrain les avancées n’ont pas été nombreuses, estime Antoine Fatiga. Aux yeux de ce responsable CFDT, il est indispensable d’agir concrètement dans le sens d’un développement durable mêlant développement économique, progrès social et respect de l’environnement. Interview. 

 

Comment a évolué le statut des saisonniers depuis deux ans ?

Dans le secteur des remontées mécaniques, nous avons obtenu la reconduction automatique des contrats de travail d’une année sur l’autre et la définition de la durée d’une saison.

Mais la question de l’indemnisation des saisonniers en début de saison, quand il n’y a pas de neige, n’est toujours pas réglée.

Et puis, au niveau du département de la Savoie, nous avons réussi a obtenir un accord interprofessionnel, qui fixe une superficie minimum de 14 m2 (33m3) pour le logement des saisonniers.

C’est une avancée qui va permettre de débloquer de manière plus décente les aides publiques du Conseil Général ou de l’État.

 

Et sur les autres points ?

Nous sommes au point mort. C’est catastrophique.

 

Le rapport d’Anisset Lepors avait pourtant suscité beaucoup d’espoir…

C’est vrai, mais on se rend compte aujourd’hui que sur les 31 mesures préconisées dans ce rapport, très peu ont vu le jour. On a payé de nouvelles études pour mieux connaître les saisonniers – comme s’il n’y en avait pas déjà eu assez ! – et on a créé un Observatoire national du tourisme saisonnier.

Mais le saisonnier de base n’a rien à faire de tout ça, ce n’est pas ce qui fait avancer ses problèmes ! Aujourd’hui ce qui manque, ce sont des solutions concrètes.

Il faut obliger les élus, les employeurs et l’État à prendre les problèmes à bras le corps.

 

Ce n’est pas le cas ?

Non. Regardez ce qui se passe au niveau national. Le nouveau Conseil national de la montagne a été mis en place, des groupes de travail ont été constitués.

Mais j’ai le sentiment que l’on se dit toujours les mêmes choses, que les mêmes questions reviennent année après année dans les colloques mais qu’elles ne trouvent toujours pas de réponses concrètes. Parfois on croit progresser, mais on réinvente simplement ce qui a été supprimé l’année d’avant ! C’est ce qui s’est passé pour le guichet unique " santé " des saisonniers à Moûtiers.

C’était un vrai " plus " pour les saisonniers puis la CPAM l’a supprimé, faute de moyens financiers. Aujourd’hui, face aux problèmes rencontrés dans leurs démarches par les saisonniers, certains redécouvrent le guichet unique…

Pourquoi la situation n’évolue-t-elle pas plus rapidement ?

Le rapport de force n’est pas favorable aux saisonniers, tout simplement. Si nous avions les moyens de mieux les mobiliser, de les faire bouger, les choses avanceraient plus vite.

Souvenez-vous de ce qui s’est passé à Albertville en 1992 : les distributions de tracts et les manifestations au péage

de l’autoroute. Et bien ce sont ces actions qui ont permis de faire avancer les conditions de travail des saisonniers. On peut le regretter mais aujourd’hui, en France, les choses n’avancent que dans  le conflit et le rapport de force.

 

Vous ne pouvez tout de même pas nier qu’il y a eu une prise de conscience généralisée des problèmes des saisonniers !

Peut-être, mais l’explication est simple : la pénurie de main d’œuvre. Elle touche maintenant tous les secteurs, même celui des remontées mécaniques. Cette pénurie est encore plus marquée dans les petites stations, où les salaires sont nettement inférieurs

à ceux pratiqués dans les grandes. Aujourd’hui, les saisonniers préfèrent être payés au SMIC en vallée plutôt que d’être payés au SMIC en station. Alors on manque de monde en station. Or, le marché du travail fonctionne comme les autres marchés : quand il y a plus d’offres d’emplois que de demandes, les salaires grimpent.

 

Vous ne croyez pas à une prise de conscience en profondeur ?

Pas vraiment. Pour preuve, lors du carrefour de jeudi animé par la Direction départementale du travail, il a bien été expliqué que la crise économique  - et le retour d’une main d’œuvre plus abondante sur le marché qui l’accompagne -  freine l’évolution positive qui se dessinait. De ce point de vue là, ce qui va se passer cette saison sera déterminant pour l’avenir.

 

Le gouvernement évoque la possibilité de laisser les collectivités territoriales mener des expérimentations. Cela pourrait-il être une piste d’amélioration du statut des saisonniers ?

Pourquoi pas ? Nous sommes tout à fait d’accord pour l’expérimentation. Le droit du travail dresse un cadre global qui ne doit pas empêcher l’expérimentation des pistes intéressantes. Mais à condition bien sûr que le contrôle soit efficace. Aujourd’hui le droit du travail est très cadré mais il est malgré tout très mal appliqué parce qu’il n’y a pas assez de contrôle derrière.

 

Qu’attendez-vous du dépoussiérage de la loi montagne sur lequel travaille le Sénat ?

La loi montagne doit aussi être faite dans le sens de la montagne. Trop souvent dans le cadre du comité de massif des Alpes du Nord ou dans les commissions sur les unités touristiques nouvelles (UTN) on a ouvert la porte aux " bétonneurs ". L’idée pour nous est de dire que le développement de la montagne est arrivé à maturité. Aujourd’hui il faut travailler sur l’amélioration de l’accueil et sur le social, qui doit accompagner le développement économique.

Si on continue à maintenir un fossé entre le développement économique et le social, on va dans le mur et tout le monde en pâtira. Il faut que les élus le comprennent. Ils ne doivent pas seulement se mobiliser pour faire des investissements, pour construire des lits, mais aussi pour maintenir les stations.  À ce titre l’exemple de Valmeinier où le Club Med a annoncé son départ est éloquent. Il y a du travail à faire avec l’existant avant de se lancer dans de nouveaux projets.

 

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Un miroir grossissant de notre société

Le carrefour sur la mutation du travail des saisonniers, organisé vendredi par la Mutualité de Savoie, a permis de faire le point sur les conditions de vie et de travail des saisonniers. Le moins que l’on puisse dire c’est que, malgré des améliorations, le tableau n’est toujours pas reluisant.

" Les saisonniers sont un miroir grossissant de notre société : une société gouvernée par l’argent et le profit, où la personne humaine n’est pas toujours considérée ", résume Marie-Noëlle Bodinier, de la Mutualité de Savoie, qui coordonne le Réseau de la santé et des conditions de vie des saisonniers.

Les problèmes de logements, de conditions ou d’horaires de travail ont des répercussions directes sur la santé et le comportement des saisonniers. " Selon l’association Le Pélican, qui intervient aux côtés des toxicomanes, il y a eu une baisse de la consommation de drogues dures mais une augmentation des drogues douces, de l’alcool, des médicaments et de la " poly-consommation ", dont les effets sont moins visibles sur le court terme mais tout aussi dangereux à longue échéance. "

Pour autant, l’espoir existe. " Les employeurs comprennent que tout le monde serait gagnant dans l’amélioration des conditions de vie et de travail des saisonniers. Les saisonniers, évidemment, mais aussi la clientèle, qui serait mieux servie et les employeurs car le travail serait mieux fait et les employés plus fidèles. Aujourd’hui, certains saisonniers n’hésitent pas à tout lâcher en milieu de saison quand ils estiment que leurs conditions de vie ne sont pas satisfaisantes. "

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 Le secours en montagne est-il à la hauteur ?

 Plusieurs centaines de spécialistes de la santé et du secours en montagne ont planché, durant trois jours, sur la prise en charge du blessé ou du malade. Une prise en charge dont la qualité " joue sur le produit touristique ". Explication avec le professeur Pierre Girardet.

Venues des massifs montagneux français mais aussi étrangers (Suisse, Italie, Autriche, Québec, Norvège, Allemagne, Andorre), plusieurs centaines de professionnels de la montagne (techniciens du secours, pisteurs, médecins de stations et de secours, pilotes d’hélicoptères, gendarmes sauveteurs, mais aussi responsables des pouvoirs publics, hauts fonctionnaires de la santé publique…) se sont retrouvés dans le cadre du Festival International des Métiers de Montagne de Chambéry, durant trois jours, pour travailler sur des thèmes précis, concrets et pointus.

Pour le professeur Pierre Girardet, chef de service à l’hôpital de Grenoble, l’un des co-organisateurs de ces rencontres : " Nous avons voulu tout d’abord, confronter les expériences, les vécus, faire le point ensemble. Ensuite, nous avons abordé la situation spécifique de Rhône-Alpes en matière de secours en montagne et aux blessés des stations. Elle est unique en France. "

En effet, Rhône-Alpes, qui compte 6 millions d’habitants, accueille, durant les mois d’hiver, une " population nomade touristique " d’un million et demi d’âmes. Une " transhumance " exceptionnelle accompagnée d’un type de pathologies univoque comme les lésions du genou et des membres supérieurs.

 Les secours en montagne et en stations sont-ils à la hauteur ?

Les moyens et méthodes sont-ils adaptés ? Cette surcharge est-elle prise en compte ? Qu’entraîne-t-elle en terme de coût pour les assurances sociales ? Les prend-on en compte au niveau des statistiques ? Pour le professeur Girardet " On économise à un malade bien évacué, bien accueilli, bien pris en compte, du souci et de la douleur mais on améliore également ses conditions de soins, son rétablissement. Sa convalescence est plus rapide. On diminue donc ainsi le coût de son accident ".

Le débat est d’autant plus important que cette qualité de prise en compte joue sur le produit touristique. L’image de la région d’accueil auprès de ses " clients " est directement en cause. De plus en plus valable pour la clientèle française, le concept  est vérifié depuis longtemps auprès de la clientèle étrangère.

L’enjeu est très fort. A tel point que le Festival International des Métiers de Montagne de Chambéry a vécu un événement : la naissance de la Société Française des Médecins de Montagne, qui a tenu sa première assemblée générale jeudi 28 novembre. Elle est issue du regroupement de l’Association des Médecins de Montagne, de l’ARPE (Association de recherche physiologique de l’environnement), de la Fédération Pyrénéenne de secours et du Département de traumatologie de montagne de Chamonix. 

 

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Soirée des Cairns : hommages, humour, émotion

 La soirée de remise des Cairns coïncidait avec la clôture de l’Année Internationale des Montagnes dont Chambéry était le point focal français… Bilan, hommages aux professionnels et animations chaleureuses et rythmées…. Ambiance.

Le théâtre Charles Dullin affichait complet jeudi soir. Les volontaires faisaient une haie d’honneur enthousiaste et bon enfant aux visiteurs venus assister à une soirée à double objectif : il s’agissait de clôturer l’Année Internationale des Montagnes, décrétée par l’ONU et dont Chambéry a été le point focal français, mais il s’agissait également de remettre les distinctions – les Cairns – à des montagnards qui ont fait honneur à leur milieu.

Le docteur André Gilbertas, président de Montanea, coprésident du Festival international des métiers de montagne, évoquait en quelques chiffres le bilan de l’AIM : 60 000 visiteurs, venus de 70 pays et 5 continents, 10 colloques internationaux, 7 expositions d’envergure,  3 chartes internationales signées à Chambéry… Des manifestations rendues possibles grâce aux 130 partenaires membres de l’association Montanea, à l’aide de la Ville de Chambéry, du Département de la Savoie, de la Région Rhône-Alpes, de l’état et du Crédit Agricole des Savoie. Mais à ces rencontres professionnelles venait se joindre une action humanitaire qui tient au cœur de Montanea : l’opération Aziz Afghan, du nom du lycée de Kaboul qui accueille 4 800 élèves dont il convient d’aider la scolarité.

Pour le docteur Gilbertas, l’esprit de cette Année était bien de faire se rencontrer les montagnes… Objectif rempli.

Pour Louis Besson, maire de Chambéry, qui rendait un hommage appuyé au docteur Gilbertas pour l’action menée depuis 12 ans en faveur du positionnement montagne de Chambéry, " le souci est bien de faire dans le durable et cette année foisonnante connaîtra d’autres prolongements ".

Un hommage a été rendu aux membres du bureau de Montanea, appelés sur scène.

La chaleur était également de mise pour les remises des 5e Cairns de ce 9e Festival, non sans qu’on ait rappelé, auparavant, la mémoire de trois grands disparus : Jordi Magraner, Maxime Viallet et André Martzolf.

Le 1er Cairn, celui du meilleur photographe de montagne – remis par Claude Muyard, coprésident du festival et Douglas Mc Guire, de la FAO – était attribué, après vote du public, à Michel Zalio, pour une superbe photo nocturne de chamois, prise dans le Queyras.

Le 2e Cairn, d’Honneur, était remis par Marco Bellion, assesseur de la Province de Turin à Romain Riboud, capitaine de l’équipe de France Handisport, récompensée par 19 médailles aux jeux Olympiques de Salt Lake City.

Rendez-vous est pris pour faire aussi bien aux JO de Turin !

Enfin, le dernier Cairn, celui du professionnel de la montagne, remis par le docteur Gilbertas, était attribué à Yves Pillet (voir ci-dessous).

Une soirée chaleureuse, enthousiaste, " entre montagnards ", bien emmenée par Jean-Louis Sevez et rythmée par les prestations des élèves du conservatoire de Chambéry dirigé par le compositeur haut-savoyard Etienne Perruchon, créateur de " Dagora " pour l’Année Internationale des Montagnes à Chambéry, les chants basques de Pampi Ladruche, les chansons du compositeur interprète savoyard Pierre Tourniaire et l’humour décapatant – accent savoyard en prime ! – de Jean-Michel Matteï.

Une soirée bien dans le ton du festival et de l’AIM : entre montagnards, complice et sans manières !

 

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" Au nom de toute la moyenne montagne "

C’est pour son inlassable implication sur le terrain que Yves Georges Pillet a reçu hier, des mains d’André Gilbertas, le Cairn des professionnels. Une implication symbolisée par l’ouverture, cet été, du musée de l’Eau de Pont-en-Royans, commune iséroise dont il est le maire depuis 1977. " C’est un ancien couvent devenu, avec le temps, une friche industrielle de 4000 m2, au bord de la Bourne ", explique ce Savoyard d’origine (né à Arvillard), ancien conseiller général, conseiller régional et député. " Nous l’avons réhabilité en musée, avec une grande exposition sur l’eau dans le monde et une autre plus centrée sur le Vercors. Mais nous avons aussi construit un hôtel-restaurant et une grande salle pour accueillir les séminaires. C’est un sacré pari pour une commune de 1000 habitants, mais nous sommes en passe de le gagner puisque nous avons eu 17 000 visiteurs depuis l’ouverture en juillet. " Yves Georges Pillet a tenu à recevoir ce Cairn " au nom de toute la moyenne montagne, qui se bat avec ses moyens pour exister et plus particulièrement au nom du Parc Régional du Vercors ", qu’il préside depuis 1998.

 

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Graines de champions

Ce sont les tout petits qui créent l’ambiance sur le stade de neige devant la Maison de la culture et face au Manège … Les scolaires chambériens ont pris d’assaut la neige (amenée du sommet du col de l’Iseran). Sous la conduite des moniteurs de l’école de Ski Français de La Plagne et sous l’œil attentif de leurs accompagnateurs (maîtres d’école ou mamans bénévoles), ils s’initient à la pratique de la raquette, du ski et de la luge. Malgré le froid et l’humidité, l’ambiance est chaleureuse et les enfants sont manifestement ravis… tout comme les congressistes et les chambériens de passage, attendris devant tant de joie !

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De bons compagnons de randonnée

Ils s’appellent Gigolo, Scot, Fanfaron et Archibald et ils sont devenus rapidement les amis des enfants.

Ce sont les ânes amenés par le Syndicat des accompagnateurs en montagne pour animation en direction des enfants, " pour leur permettre de prendre contact avec eux tant sur le plan social qu’affectif. L’âne est un élément important en randonnée et il faut apprendre à le connaître ".

Qualifiés de " bons compagnons de randonnée ", ils attendent les enfants dans la cour devant la Maison de la Culture et face au Manège pour une petite promenade.

 

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Émotion

Grande séquence émotion à l’ouverture du stade de neige : une dame s’approche, un peu craintive, regarde la neige, manifestement n’ose pas marcher dessus.

L’attitude attire l’attention, on l’interroge et elle répond : " je suis Martiniquaise et je n’ai jamais vu la neige ". Alors on l’entoure, on la met en confiance, elle pose un pied, puis l’autre. On l’encourage à toucher, ce qu’elle fait avec appréhension. Une fois touchée avec méfiance, la neige est prise à pleines mains et avec une joie d’enfant communicative à tel point qu’on ne savait plus qui étaient le plus émus : les professionnels de la neige ou la visiteuse d’outre-mer !

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Riders nettoyeurs

L’association Mountain Riders, crée en 2001, a pour vocation de sensibiliser le public des stations et en premier lieux les " riders " adeptes du snowboard au respect de l’environnement. " Nous avons transposé dans les stations le concept de " Surf rider ", l’association de Tom Curren, l’ex-chamion du monde de surf, qui agit en direction des surfeurs et des collectivités pour avoir des plages propres ", explique Christian Bujeaud, président et fondateur de Mountain Riders. Opérations de sensibilisation dans les stations, journées nettoyage des pistes au printemps, actions dans les écoles et les classes vertes, site internet (www.mountain-riders.org)…

la petite association ne ménage pas ses efforts.

Elle est aidée matériellement dans ses démarches par l’entreprise de vêtement Patagonia, qui fabrique ses polaires avec des bouteilles en plastique recyclées. Etre écolo, ça fait chaud au corps…

 

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Festival 9e,faits et bilan

 

Comment se caractérise l’édition 2002 du festival ? A-t-elle été fidèle aux objectifs fondateurs ? Quels en ont été les faits marquants ? Les réponses de ses deux coprésidents, Claude Muyard et André Gilbertas.

  

Claude Muyard, Vice-président de l’Association nationale des élus de la montagne

 

Le bilan qu’on peut tirer de cette édition et des carrefours programmés est dans la suite logique, dans la continuité des précédents festivals. Le choix des thèmes de ces carrefours est le fait des maîtres d’œuvre, c’est-à-dire des organisations professionnelles, des associations, des administrations. Ils ne peuvent donc que répondre aux préoccupations du moment et être en phase avec l’actualité des différentes composantes du monde de la montagne. Qui plus est, par son côté informel et sans qu’il y ait d’obligation de résultat, le festival permet de débattre au-delà du rapport de force qui prévaut dans un contexte plus institutionnel. Un seul exemple avec le carrefour consacré à la neige de culture, organisé par les directeurs des pistes ; étaient présents le directeur du parc du Haut-Jura et des représentants de la Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature, c’est-à-dire des gens avec lesquels les professionnels peuvent être en opposition. Tout c’est bien passé, dans la sérénité. Le festival est bien positionné comme un rendez-vous biennal qui permet aux uns et aux autres de se rencontrer sans contraintes, dans un esprit de concertation. Il ne s’agit pas de régler des comptes, mais plutôt de faire évoluer favorablement les problématiques qui les concernent. De ce point de vue, le festival fonctionne bien. Les maîtres d’œuvre et, plus largement, les participants se sont appropriés le festival alors que l’organisation est là pour fournir les moyens logistiques.

 

Vous ne constatez donc pas de phénomène d’usure de ce qu’on pourrait appeler le concept du festival ?

Le fait que les maîtres d’œuvre restent totalement libres du choix des thèmes à traiter et de définir leurs actions, crée l’antidote de la lassitude et de l’usure.

Ils ne s’impliqueraient pas autant dans le festival si nous ne leur offrions que la possibilité d’enfiler des perles ; les personnes présentes ont certainement autre chose à faire que de pavaner dans les allées d’une manifestation.

Si elles viennent, c’est parce qu’elles y trouvent une occasion d’apprendre et de communiquer.

 

André Gilbertas Président de l’association Montanéa

 

Quels ont été pour vous les temps forts de cette 9e édition ?

À mes yeux, il y a d’abord la vie de l’ensemble du festival, à la fois très sympathique, animée, festive, grâce aux organisations professionnelles et aux artisans. Une vie studieuse aussi car il ne faut pas oublier la fonction des villages qui est d’informer les jeunes notamment, qui s’interrogent sur leur avenir professionnel. Cela fait partie du contenu fondamental du festival ; c’est, avec les carrefours, sa raison d’être. Cependant, la programmation 2002 a été épaissie par les dernières manifestations de l’Année Internationale des Montagnes, qui ont été autant de temps forts. Nous avons ainsi vécu sur un rythme extrêmement dense avec des colloques successifs ou simultanés, consacrés à l’élevage en montagne, au secours et, enfin, à la santé.

Je ne voudrais pas oublier les États généraux de la viticulture de montagne, qui ont réuni des viticulteurs des Savoie, de Suisse avec les Valaisans, de différentes régions italiennes, dont nos voisins du Piémont et du Val d’Aoste, mais aussi des Portugais et des Espagnols. C’était une première qui avait pour objectif de mettre en exergue les particularités de l’exploitation de la vigne en montagne et ses difficultés.

La volonté des organisateurs est d’ailleurs de faire reconnaître ces particularités à travers une motion qui sera communiquée prochainement à Bruxelles.

Les liens entre ces professionnels ont été noués ; cette manifestation devrait donc naturellement se prolonger.

Plus de deux cent soixante-dix médecins étaient par ailleurs présents dans le cadre du colloque sur la santé…

Des médecins venus d’une bonne vingtaine de pays et des intervenants nord-américains, chiliens et originaires de quasiment tous les pays d’Europe. Les thèmes abordés ont porté sur la médicalisation des secours, les conséquences de la démographie en forte croissance à chaque saison touristique, les accidents dus aux pratiques sportives alors que la recherche de responsabilité systématique est désormais un fait de société… Une partie du colloque a aussi concerné la prévention avec, entre autres, le port du casque sur les pistes de ski, l’incidence des nouvelles pratiques et de l’évolution des matériels, etc. D’autres aspects ont été traités comme l’adaptation à l’altitude, les conditions nouvelles de physiologie à l’entraînement… Chacun a apporté sa contribution à un débat de très haut niveau.

 

Un des faits marquants a été aussi la réunion de nombreuses organisations professionnelles dans le cadre du festival…

C’est en effet symptomatique de l’importance qu’a pris le festival. Lors de la première édition, une seule organisation avait choisi le festival pour réunir ses membres… Elles étaient vingt-cinq cette année ! Sa crédibilité augmente avec la dimension que lui donnent ces organisations.

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Rendez-vous en Andorre et à Laruns en 2003

On le sait, le Festival international des métiers de montagne aura lieu l’année prochaine en Andorre (voir par ailleurs). Mais les Pyrénéens ne seront pas en reste pour promouvoir les filières de formation aux différents métiers propres à la montagne. Du 2 au 4 mai 2003, se dérouleront à Laruns, dans la belle vallée d’Ossau, la 2e Fête de la montagne et le Rassemblement des professionnels et des organismes de formation des métiers de la montagne. Le fait que cette manifestation a été initiée dans les Pyrénées reflète le dynamisme du massif et de ses acteurs,

qui sont à l’origine de certaines premières, comme un engagement fort en faveur de la démarche de certification qualité des exploitants de remontées mécaniques, reprise ensuite au plan national, l’organisation du travail avec les 35 heures par exemple.

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 Andorre prépare le dixième festival 

" Nous sommes ici à la fois pour présenter notre station, La Massana, pour présenter Andorre d’un point de vue général et pour... prendre les bonnes idées du festival et les utiliser l’année prochaine ! "

Avec un large sourire, un délicieux accent et une belle franchise, Marti Rafel explique la présence de l’équipe d’Andorre sous le chapiteau du Carré Curial.

La principauté pyrénéenne se prépare à organiser la 10e édition du FIMM en 2003. Sollicité in extremis pour organiser le FIMM 2001, suite à une défection de la commune d’accueil initialement prévue, Andorre avait relevé le défi avec enthousiasme contre la promesse de pouvoir réitérer l’expérience dans des conditions moins difficiles en 2003. Trop souvent enfermée dans un cliché de Principauté folklorique où il fait bon aller remplir son coffre d’alcool et de tabac, Andorre a à cœur de montrer son véritable visage. 

Celui d’un micro-état montagnard (465 km2 pour 66 000 habitants) où se mêlent les paysages sauvages des Pyrénées et les infrastructures modernes (routes, hébergement), les villages traditionnels et les stations de ski.

Avec ses cinq stations, c’est même l’un des concentration de remontées mécaniques les plus importantes au monde !

" Pour nous l’organisation du FIMM sera une superbe vitrine. Andorre, rime obligatoirement avec Festival des métiers de montagne parce que du paysan qui pratique l’élevage traditionnel au moniteur de ski en passant par le cultivateur de tabac, tout chez est nous est montagne ! ", conclut Marti Rafel.

 

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